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Un serpent dans le Jardin [Mission]



 
Toutes les Organisations recrutent ! Pourquoi ne pas les rejoindre dans leur combat contre le Corruption ?
Envie de faire cavalier Seul ? Besoin de rébellion ? Pourquoi ne pas être neutre ?
Envie de voyager mais en panne d'idée? Partez pour l'aventure en Egypte, au Népal, ou encore en Argentine avec les Missions.

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Un serpent dans le Jardin [Mission]
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MessageSujet: Un serpent dans le Jardin [Mission] Ven 6 Fév - 23:08



Un serpent dans le Jardin
Anton Orlov et Viktor Rosenwald - Debut janvier 2091



Le contenu du sac de mission l'avait rapidement mis au parfum, que ce soit les vêtements de marque, le faux passeport, ou encode l'alliance avec la fausse pierre scandaleusement grosse. L'ordre de mission s'était chargé d'apprendre à Roman les menus détails de la mission.

Mme Strauss était l'heureuse épouse de Mr Strauss, ou pour les plus intimes, Viktor Rosenwald membre des unités d'intervention de son état. La jeune femme avait déjà parlé quelque fois avec son nouvel amour factice, on ne pouvait pas dire qu'il lui avait laissé un souvenir impérissable, mais au moins il n'était pas mauvais. Elle avait le souvenir qu'il la faisait penser à une porte, une porte blindée. L'air dur, solide et effectivement très compliquer à ouvrir quand on n'en avait pas la clé. Mais il avait plutôt l'air d'être un type pas bien méchant tout au fond. Le dernier point s'était plus une impression personnelle, un ressenti qu'une vérité qu'elle avait vérifiée.

Sur le récapitulatif de mission, il était également marqué qu'ils seraient accompagnés d'un certain Anton Orlov, le nom était connu de tous ceux qui avaient une fois dans leur vie de Silak travaillé avec les l'unité d'intervention, il était le gamma qui en avait la charge. S'était un peu étrange qu'un si haut placer se retrouve sur le terrain.
Il était vrai que Roman ne faisait pas partie du renseignement, ni vraiment de l'unité d'intervention. D'ailleurs sans Kitty ou Attila, elle se sentait prodigieusement inutile. S'était en soit étrange qu'on l'ai choisi elle pour cette mission, surtout sans ses chiens. Emmener Attila dans un hôtel était ... Une mauvaise idée... Et Kitty était sensible à corruption, comme leur but était d'en trouver, il était fort déconseillé de l'emmener.
Peut-être était-ce pour sa bouille parfaitement innocente et sa fascinante propension a entrainé les gens dans ce qu'elle faisait, ou disait qu'elle avait été affectée au Népal.

En montant dans la voiture qui allait les emmener à l'aéroport de Varsovie, la jeune femme de pus s'empêcher d'adresser un petit clin d'œil complice à Mr Strauss.

Sur le passeport que Roman présenta, elle était identifiée sous le pseudonyme d'Ekaterina Strauss, 25 ans, Russe.
Pendant un instant, elle avait réfléchi au métier qu'elle aurait pu annoncer quand quelqu'un lui demanderait. Parce qu'il y avait forcément quelqu'un qui allait demander ne serait-ce que factice intérêt de politesse. La jeune femme aurait volontiers cité « actrice de film X » seulement pour voir la réaction de Viktor. Cependant après elle avait pensé au quelques cicatrices apparentes, facilement identifiables comme des morsures, que les débardeurs dans sa valise laisseraient apparaître pourrait prêter à confusion. Finalement, elle s'était résolue à quelque chose de moins exotique, elle se dirait soigneuse dans un zoo.

Le voyage ne fut pas si long. Ceci surtout dû au fait que roman dormi pendant la majeure partie du vol Varsovie/Katmandou. Le reste du temps, elle avait appelé Viktor de petits noms tout plus adorables et ridicules les uns que les autres, faut quelque bisous sur sa joue, et tripoter furieusement cette bague qui la gênait. Ceci, sans oublier de s'inquiété pour Kitty dont les chouinements tristes au moment du départ revenait souvent dans la tête de sa maîtresse.

L'avion qui les emmena jusque dans les provinces du Sud n'était pas vraiment pour inspirer confiance. Il semblait avoir été assemblé en 2030, si ce n'était pas avant. Roman faillis planté ses ongles dans le bras de Viktor au moment du décollage tellement elle était peu rassurée. Mais finalement tout avait semblé normal et elle s'était décrispée.

À la sortie du petit aéroport attendait deux jeeps. Un y avait trois autres personnes avec le groupe de Silaks.

« Prêt pour parti à la conquête de la jungle mon amour ? »

Demanda le plus naturellement du monde Roman, alias Ekaterina, à son pseudo-mari, tout en s'engouffrant dans une des voitures.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Sam 7 Fév - 15:14
Local man ruins everythingfeat Anton Orlov & Roman Muszynski
Si Viktor n’était pas un tel prétentieux, il aurait avoué appréhender sa première mission depuis un moment déjà. Son arrivée chez les Silaks  était récente : Il devait encore faire ses preuves. Et lorsque l’occasion de le faire se présenta devant lui, il n’hésita pas à la saisir.

Savoir qu’il y aurait, à ses côtés, deux partenaires, dont l’un haut gradé dans son organisation, l’inquiétait tout de même. Il était habitué aux conflits et aux disputes. Le travail en équipe ? Il n’était pas sûr d’être un maître dans cet art. Mais, pour le bien de la mission, et surtout face à la corruption, il choisit de mettre ses doutes de côté et d’agir comme le ferait un véritable agent de terrain.

Mais savoir qu’il devait jouer l’amoureux transi avec l’un de ses équipiers brisa toutes ces résolutions en jolis petits morceaux, qu’il finit par ramasser et recoller maladroitement. Son jeu d’acteur n’était pas parfait mais il saurait improviser le moment venu, du moins l’espérait-il.

Il était donc maintenant Nikolaï Strauss, l’époux comblé d’Ekaterina Strauss, à son propre désespoir. La situation n’était pas si terrible, en vérité : Le prétendu Nikolaï connaissait déjà celle qui se ferait passer pour sa femme. Elle était elle aussi chez les Silaks – évidemment – et au cours de son séjour dans l’organisation, l’allemand avait déjà discuté avec elle quelque fois. Elle était fort sympathique, si bien que Viktor s’était persuadé qu’il se détesterait dès leurs premiers mots. À son immense surprise, il la voyait, même après plusieurs échanges, avec une neutralité rare chez lui.

Viktor ne connaissait en revanche Anton que de vue et de réputation. Il n’avait entendu que du bien du gradé, qu’on disait capable de concilier travail en équipe comme individuel. Une qualité précieuse qu’il manquait malheureusement à la plus jeune recrue. Avoir un personnage de ce rang dans son équipe obligeait l’allemand à surveiller son comportement.

Pour expliquer ses nombreuses cicatrices et son nez de travers, Viktor voulait d’abord se prétendre chasseur d’ours. À mains nues. C’était l’activité favorite des russes, non, se battre avec des ours ? Et cela justifierait  aussi les nombreux verres qu’il casserait à l’avenir. Mais l’allemand dû regarder la vérité en face : L’heure n’était pas aux blagues, et ce, peu importe leur qualité. Il choisit donc de se prétendre professeur de sport.

Le voyage avait été le plus long de sa vie. Pour faire passer le temps, Viktor avait amené avec lui des livres en anglais qu’il essayait de déchiffrer. Ils ne furent cependant d’aucune utilité puisque le jeune homme ne sut se concentrer, perturbé par les surnoms ridicules que Roman s’amusait à lui donner. C’était ça, la vie de couple ? Il choisit de conserver son statut de coureur de jupons encore quelques temps. Et d’envoyer à Anton des appels S.O.S, communiqués par les regards les plus désespérés qu’il était capable de lancer.

Lorsque finalement le trajet s’acheva, un autre débuta aussitôt. La mission commençait réellement maintenant. L’allemand vérifia la présence de la bague de fiançailles à son doigt – le cauchemar – et suivit Roman dans la voiture, résigné. Puisque d’autres personnes les avaient rejoints, il était maintenant temps pour le jeune homme d’entrer dans son rôle de mari aimant.

Viktor, souriantJ’en suis impatient, Ekatarina.

Quelle idée de choisir un prénom aussi compliqué, pensa le dénommé Viktor Alexander Rosenwald. L’allemand vérifia qu’autour de lui, personne ne prêtait grande attention à leur conversation et rajouta, cette fois beaucoup plus prudemment :

Viktor — Il faut définir les étapes de notre enquête.

Il vérifia ensuite la présence de leur supérieur, indispensable à l’établissement d’un tel plan.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 8 Fév - 12:22
Un serpent dans le jardin
Janvier 2091 - Premier jour sur place
Il y avait situation plus critique que celle-ci et qu'il demande à à s'occuper du Népal plutôt que de l'Egypte avait eut l'air de faire grincer quelques dentiers. Fort bien, il assumait. Des raisons de vouloir s'occuper de cette mission, il en avait autant que de s'en aller jouer les explorateurs en plein milieu d'un désert, sinon davantage. Et puis au-delà des raisons purement pratiques, il était frustré, ayant déjà suivit la première fouille. Il y avait forcément un site corrompu là-bas, et il voulait le trouver, quitte à forer l'entièreté de la propriété hôtelière pour ça. Qu'on ai rien trouvé la première fois ne motivait pas à ses yeux la réouverture de l’hôtel. Ce n'était pas parce que l'on ne trouvait pas quelque chose que ce n'était pas là. Vouloir faire comme si de rien n'était relevait du crime. Et l'idée le fichait assez en rogne pour qu'il y retourne. Oui bon, peut-être qu'il en faisait une affaire personnelle, mais ça le regardait. On allait pas l'accuser de faire du zèle, ce serait l’hôpital se foutant de la charité. La crise égyptienne avait beau être délicate, ils avaient à peu près circonvenu le périmètre de la source de corruption. Là, on parlait d'un nid à saloperie que personne n'avait repéré, et que des imbéciles allaient laisser se développer pépère sans rien y faire jusqu'à ce que ça devienne assez grave pour valoir le coup. Enfin, il grossissait peut-être un peu le trait par contrariété… Silaks n'était pas comme ça, elle se souciait réellement de la corruption, mais stratégie oblige, mieux valait se concentrer sur les menaces les plus sensibles et… oui bref il grossisait le trait.

Il ne partait pas seul, évidemment. Enfin il y serait probablement allé tout seul s'il avait fallu mais on avait décidé que non. Fort bien donc, ça l'arrangeait quelque peu. Ils avaient déjà fait choux blanc une fois, avoir un œil neuf sur l'affaire ne ferait pas de mal. Comme d'aller lui-même sur place. Le temps de découvrir sa couverture et ses effets pour la mission, de récupérer le couple d'amoureux, et hop, ils s'en étaient allés vers d'autres cieux. Et à peine avaient-ils prit l'avion qu'il était assaillit par l'angoisse d'avoir oublié quelque chose. Mais non pourtant. Tout les ordres d'approvisionnements étaient fait, tout marcherait parfaitement jusqu'à son retour, il s'en était assuré et avait de toutes façon suffisamment de collègues pour pallier si quelque chose devait arriver. Il était joignable, au pire. Et il comptait bien arriver au bout de cette fichue mission en ayant remit en ordre l'échec de la précédente investigation. C'était son perfectionnisme qui parlait. Néanmoins, les deux compères qu'on lui avait affecté valait bien le détour et détournaient bien assez son attention. Pour l'occasion, il était Monsieur Cyryl Vassili, et pour rester dans sa zone de confort, il s'intitula Supply chain manager dans une obscure entreprise russe au nom quasiment imprononçable, qui refroidirait la curiosité de ceux qui voudraient se renseigner là-dessus.

Le voyage en avion s'était ponctué de moments de repos brefs, d'une bonne dose de révisions pour sa part, et de coups d'oeil à l'égard du couple. Le pauvre Viktor avait l'air désespéré par les surnoms qu'on lui donnait. Ah ça, les joies de la vie de couple ! Ça l'amusait quelques peu. Mais il avait tout de même tâché de lui venir en aide quand il avait vraiment l'air de sombrer. Ça serait dommage de le voir se jeter de l'avion quand même, il comptait pas mal sur cette recrue-là. Quoi que l'agréable frimousse de la demoiselle serait toute aussi importante, quand il y pensait. Intérieurement, cependant, il remerciait l'ordre de mission de ne pas l'avoir collé avec la jeune femme, déjà qu'il avait presque l'âge d'être son père, il aurait sans doute était encore moins à l'aise avec les surnoms que son subordonné. L'arrivée donna à tout le monde l'occasion de souffler un coup avant de monter dans l'une des jeeps qui les attendaient, pour les conduire à l’hôtel. Installé en compagnie du couple, il se crispa cependant légèrement lorsque Viktor aborda la raison de leur venue. La véritable raison de leur venue. Il lui décocha un regard appuyé en rattrapant la conversation, noyant le poisson sous couvert de son personnage, plutôt social, et cherchant naturellement à connaître ses futurs voisins de bungalow.

C'était peut-être de la paranoïa, mais il n'avait pas envie de parler de ça dans un espace aussi restreint et bondé à la fois. D'autant qu'ils n'étaient pas seuls, et que le petit commentaire glissé par l'un de ses collègues sur la potentielle présence d'agents des deux autres organisations n'aidaient pas. Le voyage se passa sans accrocs et à l'arrivée près de leurs emplacements dédiés, il renvoya le porte bagage en proposant de se charger lui-même des sacs de madame. De la galanterie et un brin encore courtois de séduction, pour apporter une touche colorée au personnage qu'il jouait. Et bientôt, il pu refermer la porte derrière eux, au moins pour un moment. « Bien... » Reposant les bagages il observa les alentours. L’enregistrement de leurs chambres étaient faites, les formalités remplies. Ils étaient donc tranquilles. « Maintenant nous pouvons parler.  L’hôtel a déjà été fouillé une première fois, l'équipe qui s'en est chargée n'a rien trouvé, la solution la plus logique serait que la corruption se trouve donc en dehors des abords immédiats des bâtiments. Nous avons les bungalow où on séjourné trois corrompus officiellement identifiés. Il faut donc probablement que la source se trouve dans un lieu d'exposition qui réunisse nos deux chambrées, et qui soit fréquenté, ou au moins accessible »

Il ponctua le tout d'une pause. « Pour le moment, il va falloir fouiller une seconde fois ces bungalow, leurs alentours, et interroger le personnel. Nous recouperons ce que nous pourrons récolter avec les informations issues de la première fouille par la suite. L’hôtel offre de nombreux événements et distractions, nous aurons l'occasion d'approcher divers membres du personnels au travers d'eux, et pas seulement le service de 'chambre'…. » Les regardant tour à tour, il décida finalement de retourner la perche « Avez-vous même des hypothèses à proposer, à ce stade ? J'ai beau être votre supérieur, nous sommes avant tout une équipe, ce qui signifie que vous pouvez oublier la distance hiérarchique durant la mission, excepté pour les décisions vitales. N'hésitez pas à proposer, si on nous a envoyé tous les trois, c'est parce que trois cerveaux valent mieux qu'un » Et qu'il n'était pas la science infuse.  

Commentaire HRP : Je pars du principe que nous parlons en anglais, puisque c'est la seule langue que nous ayons en commun. Si j'avance trop, n'hésitez pas à me le dire, j'éditerais
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 8 Fév - 16:44
Un serpent dans le jardin.
Début Janvier 2091
▼ Roman Muszynski▼
▼ Viktor A. Rosenwald▼
▼ Anton Orlov▼
▼ Abigail Lloyd▼

Abigail sortit de l’aéroport, sortant de sa poche intérieure ses lunettes de soleil qu’elle plaça sur son visage. Elle était suivie par un homme qui poussait une plateforme où se trouvaient ses affaires.
Ils s’avançaient vers une jeep noire dont le conducteur se tenait près de la portière arrière.
 

« Madame Robertson ? » S’enquit-il.
« - Celle-là même », Répondit Abigail avec un sourire, faisant apparaitre son passeport. Un faux, évidemment.

L’homme ouvrit la portière de la voiture, tandis que l’autre plaçait les bagages, au nombre de cinq dans le coffre.
En fait il n’y en avait qu’un qui était réellement remplit. Dans les autres il n’y avait que des poids, ou bien des perruques et des costumes, cela faisait partie de sa couverture. Après tout, les femmes emmenaient toujours pelletées de bagages non ? Voir une jeune femme arriver avec un sac de voyage à peine remplit aurait pu paraitre suspect.

Abigail, ou plutôt June Robertson était ici en tant que touriste. Normalement femme d’affaire dans cette grande suite de magasin de haute technologie, elle était venue prendre des vacances ici au Népal pour se laisser aller à sa magnifique passion : La photographie. Elle avait donc, aussi, tout le matériel nécessaire pour avoir l’air bête du touriste lambda. Un jean, des chaussures de randonnées, un pull, un manteau, un sac à dos. Les lunettes de soleil, et…  Non en cette période de l’année la casquette était de trop. Bientôt elle aurait aussi son appareil photo accroché autour du cou ou à la main.

Elle sortit une tablette de son sac et chercha les dossiers relatifs à sa mission. Le site N404T, étonnant qu’il l’ait trouvé… Elle appuya sur quelques liens et ouvrit la carte qu’elle agrandit à l’aide de son pouce et de son index. Elle ne savait pas grand-chose sur le site, sauf que des corrompus avait logé quelques temps dans deux bungalows de l’hôtel où elle avait une chambre. Elle savait aussi qu’ils étaient actuellement occupés et que ce serait compliqué d’aller prospecter… Fichus touristes, ils auraient pu se trouver un autre hôtel.
Le trajet de l’aéroport à l’hôtel fut des plus longs. Abigail demanda par deux fois au chauffeur combien de temps il fallait encore avant d’arriver sur place.

Enfin ils arrivèrent, elle s’enregistra et partit s’installer dans son bungalow. Elle jeta un œil aux numéros et remarqua qu’il était juste à côté de ceux pour lesquels elle portait un grand intérêt.
Abigail entra à l’aide de sa carte passe et déballa quelques affaires
.

« Bon… et maintenant ? »

Elle ferma tous les rideaux pour pouvoir avoir un peu d’intimité et donc éviter que le personnel et les clients voient son comportement suspect.
Elle s’empressa ensuite de chercher s’il y avait un possible moyen d’atteindre la chambre d’à côté depuis la sienne. Et la réponse était non, évidemment.
Il fallait donc passé au plan B. La jeune femme tendit sa main vers son téléphone et celui-ci se dirigea vers sa main. Elle tendit ensuite l’autre main et son appareil photo sortit de son sac.
Puis elle se dirigea vers la porte, et remarqua qu’elle allait oublier sa carte passe. Abigail leva alors l’index et le majeur en soupirant, et la carte s’y glissa.


« Le pouvoir du flemmard… » Chuchota-t-elle avant de sortir.

Elle s’approcha du premier bungalow, et frappa à la porte. Si cela ne répondait pas, elle faisait le suivant et ainsi de suite.

Et si jamais quelqu’un ouvrait la porte il avait le splendide bonheur d’être pris en photo.


« Cheeeeeese ! Bienvenue ici-bas ! – dit-elle toute souriante- Je m’appelle June, je suis l’une de vos voisins de séjour. Et je voulais vous demander si vous aviez une ou deux serviettes en trop… Ils m’ont oublié, comme si je n’allais pas prendre de douche de toutes mes vacances, haha ! »

Evidemment il ne fallait pas oublier le petit rire un peu pouffe et niais à la fin. Elle avait parlé en anglais, sa langue natale, sans se préoccuper du fait que la personne qui lui faisait face ne pouvait pas comprendre. Avec un peu de chance elle aurait pris en photo l’intérieur ! Enfin, c’était un doux rêve. L’espoir fait vivre comme on dit !


HRP : Vous pouvez bien entendu parler avec Anton avant que je ne débarque.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 8 Fév - 20:04



Un serpent dans le Jardin
Anton Orlov et Viktor Rosenwald - Debut janvier 2091



La détresse dans les yeux de Viktor éveillait des sentiments contradictoires dans l’esprit de Roman.  Le premier étant cette irrépressible envie de continuer, de pousser plus loin, voir quand il commencerait à faire des petits yeux de CaE battu. Le second était plus sympathique et s’apparentait plus à une sorte de pitié, ou plutôt, de compassion. La jeune femme savait qu’elle exagérait un quelque peu, et s’en voulait … dans un sens.
Ce petit plaisir coupable était tellement bon.

Quand son compagnon de mission évoqua le but de leur visite au Népal dans la voiture, Roman l’ignora, à défaut de pouvoir de bâillonner, se contentant de marcher dans la combine de leur supérieur.  Cette dernière consistait à noyer ce petit impaire sous un flot de papotages tous plus inintéressant les uns que les autres. La demoiselle était sociable de nature, elle n’eut donc que peu de mal à meubler, même si parler chiffons avec un gradé lui semblait un peu surréaliste.

L’arrivé à l’hôtel lui en mis plein les yeux. Pour elle qui avait toujours connu le confort simple de la maison de ses grands-parents et le charme austère de la Base, cet endroit avait quelque chose de grandiose.
A la réception, au moment de prendre leur carte d’accès Roman, alias Ekaterina, parla pour ne rien dire, montra sa fausse scandaleusement grosse alliance, jouant à la perfection la fille un peu sympa, pas forcément très futée et un peu matérialiste. Elle en profita pour poser quelques questions sur les horaires généraux de l’hôtel, quand la femme de chambre passait, à qui il fallait s’adressé si on voulait quelque chose. Ce genre de petits renseignements que demandaient toujours les touristes lambda.

Au moment d’arrivé au bungalow, Anton usa d’un habile stratagème pour s’inviter dans la chambre du soi-disant couple sans que cela semble suspect outre mesure. Proposer de monter les bagages par pure galanterie, il fallait y penser tellement l’excuse était simple.

« Comme c’est aimable à vous Mr Vassili. »

Une fois la porte fermée, les masques purent tomber quelques instants. Il faisait une bonne grosse vingtaine de degré dehors, ce qui était largement plus qu’en Pologne, le changement de climat se faisait sentir. Pendant que le gamma parlait Roman utilisait une brochure qu’on lui avait donnée comme d’un éventail.

« Je pense qu’on devrais consacrer une grande partie de nos deux premiers jours à la fouille des bungalow. Simplement parce que si on se met à questionner le personnel trop vite on va être fiché comme clients suspect et si l’employé se passe le mot qu’il y a des gens bizarre qui veulent parler des incidents survenus… plus personne ne voudra nous en parler.

Les endormir un peu avant, en jouant les touriste un peu crétins, qui aime simplement regarder, s’extasier, juger, ça pourrait nous être bénéfique, ça éviterait de les braquer. »


Roman marqua une courte pose dépliant le fascicule qu’elle tenait en main.

« Après on devrait déterminer quel activité ils ont bien pu faire, si en effet la corruption est dans les abords proche de l’hôtel, le seule moyen qu’il ait été en contact avec est à travers ces choses. Après je ne connais pas les profils des vic… »

On frappa à la porte du bungalow. Roman eu un moment de flottement, que faire ?

Finalement, les informations se remirent toute seules en place. Cette chambre était celle réservée pour Mr et Mme Strauss, s’était soit à elle ou à Viktor d’ouvrir pour que ça ne paraissent pas suspect. Mais vu les capacités sociale de son pseudo-mari, Roman pris les devants.
Elle entrouvrit la porte juste de quoi passer. Mieux valait éviter qu’on voit Anton, tant qu’il n’y avait pas de motif logique à sa présence ici.

La photo, la rousse aurait pu s’en passer. Après le voyage qu’il venait de faire elle devait avoir une tête de revenante.

L’histoire de serviette que lui servie la nouille ne passionna pas vraiment la jeune femme, mais elle se contenta de prendre un air désolé, et de prendre la parole avec un fort accent russe.

« Oh non, je suis désolé, mais nous n’en avons que deux. »

Elle détailla son interlocutrice vite fait, grande, sportive, avec un appareil photo pro dans les mains.

« Mais vous venez pour quoi ?! Personnellement nous venons fête nos deux ans de mariage avec mon petit lapin en sucre… oups pardon, mon Nikolaï. »

Roman avait l'air naturelle, comme si elle voulait simplement être sympathique avec cette étrangère. En réalité elle espérait juste qu'ils trouverait une solution à l'intérieur, ou qu'une fois qu'elle aurait sa dose de contacte sociaux la femme s'en irait.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 8 Fév - 22:03
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La tentative de Viktor pour se montrer utile, dans la voiture, fut un échec absolu qui ne servit qu’à l’afficher. Son supérieur corrigea immédiatement son erreur et Roman noya la proposition de l’allemand sous un flot de jacassements sans importance. Il décida qu’au cours du trajet, il n’ouvrirait dorénavant la bouche que pour jouer son rôle de mari aimant ou pour parler de chiffons.

Le voyage ne fut pas des plus passionnants.

Commettre une erreur si tôt dans sa mission décourageait la recrue. Mais puisqu’Anton ne l’avait toujours pas découpé en morceaux, il se rassura en se disant que ce genre de digression était simplement à éviter, à l’avenir.

Le trajet en voiture dura près de trois quarts d’heure et donna un vilain mal de tête à Viktor. Il oublia cependant sa douleur en découvrant la façade de l’hôtel. Il cacha au mieux sa surprise et son admiration pour ne pas sortir de son rôle imposé mais il devait avouer qu’il ne se sentait pas, mais alors pas du tout à sa place. Il suivit sagement Roman jusqu'à l'intérieur de l'hôtel, tout en jetant de nombreux coups d’œil autour de lui. Il reprit immédiatement son sérieux lorsque sa prétendue femme commença à s’adresser à une secrétaire en jouant la fille superficielle au possible. Il se rapprocha d’elle, tandis qu'elle parlait, comme un mari le ferait, bien qu’il n’était pas certain de ce que cela signifiait. Il ne pipa pas un mot, cependant, de peur que son accent allemand ne trahisse sa véritable nationalité.

De toute façon, il était loin de maîtriser l’anglais comme sa partenaire le faisait.

Ils marchèrent un moment sous une chaleur écrasante avant de rejoindre leurs fameux bungalows.

En sécurité dans ceux-ci, chacun oublia sa fausse identité pour agir normalement. Le jeune homme déposa sa valise à côté du canapé et s’assit maladroitement sur celui-ci. S’il avait su la chaleur qu’il ferait, le malheureux aurait pris avec lui des vêtements plus légers.

Viktor — En assumant que notre mystère ne soit pas résolu aujourd’hui, je pensais dormir par terre. Le canapé est beaucoup trop petit pour moi.

L'allemand avait vaguement pensé à la possibilité de dormir avec son autre partenaire mais il ne savait pas ce qui le gênait le plus : Être dans le même lit que Roman ou dans celui d’Anton. Car, en plus d’être son supérieur, Anton était un homme. Un homme certes dans la meilleure des formes, mais tout de même plus vieux que Viktor. Le sol ferait un compagnon bien idéal : Il ne lui donnerait pas de surnoms ridicules, ne ronflerait pas, n'exposerait pas ses muscles saillants à la vue de tous. Il suffisait d'oublier le mal de dos que le jeune homme devrait supporter au réveil.

Il écouta ensuite le discours de Roman tout en visitant le bungalow, histoire de voir si quoi que ce soit sortait de l’ordinaire. Tandis qu’il regardait l’état de la chambre, il étendit une seconde voix s’immiscer dans la conversation. Une seconde voix qui n’était pas assez masculine pour être celle d’Anton. Immédiatement, l’allemand revint vers l’entrée.

Il y découvrit sa prétendue femme à la porte et la rejoint, se plaçant derrière elle, un bras sur le mur, une main sur son épaule. Comprenant la situation à la vue de l’appareil photo que tenait ce qui semblait être une touriste, il se renfrogna. Ils ne devaient laisser aucune trace de leur passage à l’hôtel : C’était pour cette raison que les participants à cette mission avaient dû élaborer de fausse identité. Le jeune homme réfréna son envie de râler sur la jeune femme et à la place, s’adressa à elle de la voix la plus amusée qu’il pouvait fausser.

Viktor — Je comprends que vous souhaitiez garder un souvenir de la beauté de mon épouse, mais je vous demanderais d’effacer cette photo.

Et il sourit.

Viktor — Autrement, je vous colle un procès.

Puis il pria tous les dieux qui existaient d'envoyer Anton à son secours.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 9 Fév - 11:26
Un serpent dans le jardin
Janvier 2091 - Premier jour sur place
La précision méritait d'être apportée, aussi hocha-t-il la tête, n'ayant guère à reprendre ce point-ci en particulier. De toute façon, les impondérables du voyage nécessiteraient d'y aller mollo les deux premiers jours même si ce n'était pas une excuse pour ne rien faire. Même un forcené du travail comme lui avait encore assez de jugeote pour savoir qu'on ne pouvait pas toujours se donner à 100 % et qu'au lieu de forcer comme un bœuf, mieux valait parfois essayer de laisser passer, quitte à se rattraper ensuite. Le décalage horaire était le moindre problème, ici, même si, pour Viktor qui n'avait pas dormis, ça risquait de se sentir davantage. La chaleur par contre, il avait toujours un peu de mal avec. En même temps passer de la Pologne au Népal, ça pouvait se comprendre, même si le choc n'était pas aussi énorme qu'en ayant voyagé en plein Mexique par exemple. Sur le point de transmettre un complet des profils déterminés des trois corrompus qui avaient séjourné ici, il fut néanmoins interrompu par l'arrivé d'un trouble fête. Le bruit provenant de la porte d'entrée lui fit froncer les sourcils. Allons bon. Ça ce n'était pas le rom service, ils avaient l'habitude – très bonne d'ailleurs – de s'annoncer, dans ces cas-là. N'étant pas sensé être là, il resta donc en retrait dans un premier temps, tandis que Roman allait ouvrir, restant néanmoins proche, au cas où la petite aurait un soucis.

Le bruit de l'appareil le surpris et lui fit tirer une tête de hibou prit dans les phares d'une voiture – si tant est que pareille chose se puisse encore réellement. Hein ? Que ? Qu'est-ce que c'était que cette stupidité encore ? Un bref moment, son cerveau resta en pause, ayant légèrement oublié ce côté très particulier de certains hôtels. Les voisins encombrants. On allait pouvoir ajouter ça au personnel à prendre avec des pincettes. Cela dit, la photo, elle, était embêtante à souhait… En apparence anodine, on ne savait jamais. En voyant revenir Viktor de son inspection il se redressa, pensant pouvoir lui abandonner la protection de la jeune femme le temps qu'il se glisse à l'extérieur depuis la baie vitrée qui formait l'autre côté du Bungalow, d'autant qu'il semblait prendre la position parfaite du mari, ça lui irait parfaitement… mais le pavé qu'il lâcha dans la mare manqua le faire s'étrangler. Une partie de son être, instinctive, aurait voulu maudire le chargé de mission qui lui avait collé un empoté pareil, mais il se raisonna bien vite et tempéra son élan pessimiste. C'était une jeune recrue, pas forcément très portée sur le social, il essayait. C'était lui qui devait poser les clous…. Et de toute évidence, éviter de le laisser seul face à de psedo paparazzis. Enfin ça pouvait rentrer dans son personnage, heureusement que l'autre avait fichtrement l'air niaise. Oui, ça pouvait très bien être le caractère du personnage. Finalement ce n'était pas si grave, aller, positivons ! En fait, d'une certaine façon il s'y prenait bien le Viktor, suffisait simplement de jouer autours...

S'éloignant par l'autre côté, il réussit à sortir et contourna discrètement se promettant de refaire un check complet des caméras et de leurs emplacements dès que possible, au cas où il devrait modifier des images avant la fin de leur enquête.  Il contourna son propre bungalow au pas de course puis ralenti lorsqu'il revint à l'avant des bâtisses, abordant la jeune femme venue troubler leur discussion dans son dos. « Excusez moi, madame ? » Il lui offrit un large sourire qui, dans son pays d'origine, aurait sans doute était mal prit, mais il y avait peu de chance que ça le soit, en l'instant. Lui tendant une main il poursuivit « Je me nomme Cyrrryl Vassili, je venais m'assurrrrer que monsieurrr et madame Strrrauss étaient bien installés aprrrrrès notrrrre voyage en jeep et je n'ai pu m'empêcher d'entendrrrre de loin ce que vous disiez. Je pourrrrais vous accompagner pourrr déposer une rrrréclamation à l'acceuil. Aprrrrès tout il est bien inconvenant de laisser une hôte sans le nécesssairrrrrre et encorrrre plus lorrrrsqu'il s'agit d'une aussi agrrrréable jeune femme comme vous » Par tout ce qui existait de bon en ce monde, soit c'était eux qui avaient tous un gros soucis avec l'environnement civil depuis le temps, soit ils faisaient un concours de celui qui aurait vraiment fait le plus gros cliché.

Enfin bon il fallait bien jouer le jeu, et il l'agrémenta d'un baise main, histoire d'avoir vraiment l'air ridicule. Puis, semblant enfin le remarquer, il s'extasia devant l'appareil photo qu'elle tenait. « Il m'a l'airrrrr d'une belle pièce dites moi ! La photo est votrrrrrre métier ou bien une passion ? » S'il pouvait seulement se retrouver à toucher l'appareil pendant un moment, une simple minute, il pourrait en effacer la photographie…
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 9 Fév - 16:05
Un serpent dans le jardin.
Début Janvier 2091
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▼ Viktor A. Rosenwald▼
▼ Anton Orlov▼
▼ Abigail Lloyd▼

Ce fut donc une jolie jeune femme qui ouvrit la porte. Et c’était rassurant que ce ne soit pas un gros baraqué…
Celle-ci ne dit rien à propos de la photo, mais Abigail remarqua subtilement un petit air blasé. En tout cas, la réponse à sa question fut négative, et miss Lloyd put donc en déduire que cette Russe n’était pas du genre très accueillante. Sinon elle aurait au moins pu aller fouiller quelques tiroirs avant de donner sa réponse. Abigail était vraiment mal tombée. Cependant le petit jeu continuait.


« Ah bah mince… »

Elle cherchait autre chose à dire. Elle ne pouvait pas annoncer qu’elle irait en chercher ailleurs, sinon ce serait « au rrrrevoirrr et bonne aprrrres midi ! ». Cependant, il fallait croire que sa voisine était plus pipelette que de primes abords. Une très bonne occasion pour se faire une amie de vacances.


« Woah ! Mes félicitations
– répondit-elle, enjouée- Il en faut pour pouvoir supporter quelqu’un aussi longtemps, haha. Vous avez dû trouver le bon !
Moi je suis là pour les vacances, et m’adonner à mon petit plaisir : La photographie.
–elle souleva son appareil pour appuyer son propos- Hey, j’y pense, si vous avez besoin d’une photographe je suis là. Je pourrais immortaliser votre séjour si vous le voulez ! Ah, deux ans de mariage, ça m’arrivera peut-être à moi aussi, qui sait ? »

Abigail ignorait qui pouvait savoir, par contre une chose était sure, Nikolaï non plus ne savait pas, et il n’en avait rien à faire. Il arriva avec ses remarques, aussi commode qu’une armoire à glace. Finalement il y en avait un de gros baraqué… Et il n’avait pas l’air de plaisanter…

« Oh euh, je suis vraiment désolée. Vous savez, les plus belles photos sont celles qui ont été prise naturellement. Mais si vous voulez je peux en prendre une où vous posez tous les deux… héhé… »

Elle passa une main dans ses cheveux, gênée. Voilà un mari fort possessif et embêtant. Il fallait qu’elle tente de garder la photo. Néanmoins, elle la supprimerait si vraiment le ton montait. Elle ne voulait pas attirer trop l’attention sur elle dans l’hôtel juste pour une stupide photo sur laquelle il était possible qu’il n’y ait rien de particulier…

« S’il vous plait… -dit-elle avec une petite moue de chien battue- Après tout c’est une photo de votre charmante femme. C’est à elle de décider ! »

Avec un peu de chance, elle s’en ficherait. Sinon tant pis…

C’est alors qu’un autre élément rentra en jeu. Toute cette scène avait quelque chose de ridicule, comme si elle avait été orchestrée pour une comédie.
Un homme russe vint se présenter à elle. Et cela lui parut étrange, il n’y avait pas de raison. Mais bon, les étrangers et leurs lubies !
La fausse June était plutôt perplexe face à ce Cyril, qui veillait à priori sur Mr et Mme Strauss. Hum… Ils avaient une sorte de valet ou majordome ? Des riches ! Leur comportement n’était donc pas étonnant. Vieux richoux en vacances, bonjour ! Bref, toujours était-il qu’il voulait l’éloigner du couple et donc de la chambre. Par politesse, elle avait évité de l’esquiver et avait déposé sa main dans la sienne, comme à l’ancienne. C’était bien la première fois qu’un homme lui faisait de telles fantaisies. C’était so 2012. Et le baise main… Abigail fit semblant d’être juste gênée de l’attention qui lui était portée.
Enfin il lui lâcha la main pour s’émerveiller sur son appareil photo. Trop de monde était focalisé dessus, à croire que ce n’avait pas été la bonne couverture à prendre. Tout, ici, l’empêchait de faire son boulot sans difficulté. Cependant, à la base, elle était venue chercher quelques informations.


« C’est ma passion ! J’adore prendre des photos, immortaliser les choses, les gens, les moments et les sentiments ! Et c’est très gentil de votre part Monsieur Vassili. Quand est-ce que vous pensez pouvoir m’y accompagner ?
Oh j’y pense, nous pourrions faire plus ample connaissance autour d’un verre ou d’un repas un soir, si cela vous dit.
-Elle s'adressait aux trois protagonistes- Il faudrait que vous me dites quand est-ce que vous êtes disponibles ici pour que je fasse concorder mon emploi du temps de ministre avec le vôtre ! Ce serait fort sympathique !»

Dernière chance de recueillir des informations avant de devoir tous les laisser tranquille ou devoir accompagner Cyril à l’accueil. Ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de les obtenir, mais pour le coup elle était encore coincée avec ce Nikolaï et cette histoire de photo.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 9 Fév - 17:56



Un serpent dans le Jardin
Anton Orlov et Viktor Rosenwald - Debut janvier 2091



Roman eut l'impression que la situation allait devenir critique quand Nikolaï, enfin Viktor, se comporta comme un mufle, du moins fallait-il espérer que ce soit comme ça que ce soit perçu. Bien dans son rôle d'Ekaterina, elle eut une expression désolée donnant un petit coup de coude à son prétendu mari. Décidément, Viktor et le contacte ce n'était pas ça.

Cette photo leur posait visiblement beaucoup de problèmes, mais mieux valait la sacrifier plutôt que de trop attiré l'attention sur eux. Puis avec le peu qu'on voyait de la chambre cela ne devrais compromettre la mission. Et encore moins leur couverture... A moins qu'Anton y figure.

Roman et Viktor ne pouvaient plus rien faire pour ce problème.
L'arrivée quelque peu miraculeuse de leur supérieur fit descendre d'un cran la tension qui s'était installée après la boutade, qui n'en était pas vraiment une, du jeune homme.

« Oh j'ai bien peur que vous la supprimiez par vous-même. Après autant d'heure de vol, je dois avoir une affreuse tête des mauvais jours. »

Ou comment essayer de ne pas passer pour la mégère de service.
Il était temps de couper court à cet échange quelque peu déroutant. La jeune femme prise congé en s'excusant poliment, prétextant la longueur du voyage et le besoin de se reposer avant le dîner. Le tout était accompagner d'un sympathique sourire un peu désolé.

Une fois la porte refermée, Roman regarda de pied en cap son partenaire de mission. Il était vrai qu'il faisait vraiment honneur au stéréotype de l'agent de terrain Silak : carré, habituellement une expression de molosse qui a mal dormi. En fait, il avait un peu l'air comme un Attila humain, le côté mesquin en moins.

« Tu sais Viktor, menacer les gens de leur coller un procès aux fesses, ça les met fatalement mal à l'aise, même si ça a l'air d'être une blague. »

L'oméga était plus amusé par cette situation que vraiment en train de sermonner son collègue. Pour cela, il y aurait surement Orlov qui passerait plus tard. Autant simplement essayer de l'aider à s'améliorer pour passer une mission la moins compliquée possible. La jeune femme alla ensuite s'affaler sur le lit. Il était mou et ferme à la fois, un vrai bonheur et la petite odeur de fleurs exotique que dégageaient les draps transportait quiconque loin de son pays d'attache pour l'ancrer définitivement dans ce petit paradis.

« T'es simplement passé pour un mufle, mais avec le voyage qu'on vient de se taper, ça peut être excusable d'être un peu de mauvais poil. Viens t'allonger cinq minute ça te fera du bien. Sans compter que ce matelas est ...Fabuleux. »

La jeune femme ne put s'empêcher de lâcher un soupir satisfait. Ils pouvaient bien prendre un petit temps de relaxation avant de commencer à désosser cette chambre. Puis ne pas faire honneur à un tel bonheur aurait été un sacrilège !

Une impression de calme avant le tempête s'installait dans l'esprit de Roman, même si elle espérait se tromper et que cette mission soit plus tranquille qu'elle en avait l'air.



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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 9 Fév - 19:09
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Sa deuxième tentative fut un plus grand échec encore que la première. Et ça ne sembla pas intimider l’agaçante touriste à l’appareil photo. Viktor décida donc de laisser les côtés « sociaux » de leur mission à ses partenaires. C’est quand, par le plus grand des hasard, ses équipiers auraient quelque chose de lourd à porter qu’il entrerait un jeu, histoire que son pouvoir serve à quelque chose. Autrement, il fallait vraiment qu’il se taise.

L’improvisation ridicule d’Anton laissa l’allemand avec une expression des plus confuses. Un maigre, maigre sourire se forma sur le visage de Viktor, qui avait en vérité envie d’exploser de rire. Il réprima son humeur sans mal, le jeune homme étant d’un naturel sérieux. Un sérieux qui lui échappa lorsqu’Anton se mit à baiser la main de la touriste – Qu’est-ce que le gradé ne ferait pas pour le bien de la mission ? -. Si intérieurement, Viktor riait aux éclats, l’expression blasée qu’il avait depuis l’intervention de la photographe n’avait pas bougé de son visage extérieurement.

Lorsqu’il se dit que cette affreuse situation ne se terminerait jamais, Roman décida d’agir. Et Viktor se dit qu’en le faisant, elle lui avait donné l’opportunité d’adoucir un peu ce personnage qu’il jouait au yeux de l'autre jeune femme qui, autrement, ne voudrait jamais lui adresser la parole. Alors, avant que sa prétendue femme ne referme la porte, Viktor lança de sa voix la plus enjoleuse :

Viktor, souriantMon amour, à mes yeux, tu es toujours aussi magnifique.

Hors d’écoute dans le bungalow, le garçon se permit de reprendre son sérieux. À nouveau, il s’étala dans son canapé bien trop petit pour ses 2 mètres de longueur et pensa à Anton, dehors avec l’hyperactive touriste. Il ressentit presque de la peine pour le gradé, probablement en train de jouer son Don Juan à l’accent russe exagéré. Le pauvre.

Roman — Tu sais Viktor, menacer les gens de leur coller un procès aux fesses, ça les met fatalement mal à l'aise, même si ça a l'air d'être une blague.

Il sourit légèrement, les yeux fermés. Bon sang ce qu’il pouvait se sentir fatigué !

Viktor — J’étais sérieux.

En vérité, il s’attendait presque à des félicitations de la part de ses partenaires de mission : Dans un premier temps, le jeune homme avait d’abord songé à l’idée de sauter sur l’intruse, sans préavis, comme il l’aurait fait quelques années plus tôt. Mais cela, ses coéquipiers l'ignoraient.

Et c’était pour le mieux.

Viktor — Je pensais remplir mon rôle de russe correctement, à vrai dire.

Ce n’était qu’une partie de la vérité : L’allemand avait réagi au quart de tour. Son sale caractère avait pris le dessus sur son jeu d’acteur et le personnage d’Alekseï était passé au second plan. Ah, voilà qu’il tentait de justifier son comportement !

L’allemand ne quitta pas des yeux Roman tandis qu’elle alla s’affaler sur le lit. Il écouta sans un commentaire son discours, le regard au plafond. Il allait s’endormir malgré lui, à rester allongé de cette façon.

Lorsque Roman invita le garçon à la rejoindre sur le lit, il lança, manifestement amusé :

Viktor — Ahah ! C’est une proposition ?

Puis se redressa, un sourire moqueur sur les lèvres. Il commença par s’étirer puis enleva sa veste qu’il jeta négligemment sur sa valise.

Viktor — On ne va pas rester à se tourner les pouces alors qu’Anton se sacrifie pour la cause, si ?
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Sam 14 Fév - 15:40
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Ah alors c'était sa passion… merveilleux, ils risquaient donc de la voir baguenauder n'importe où, n'importe quand, avec son appareil, en risquant au passage de les déranger. Ou alors elle se perdrait dans la jungle pour photographier un tigre et n’importunerait personne. Les deux options le dérangeait. Même si elle était agaçante, il n'avait pas pour autant envie de la jeter en pâture à un tigre… ou à Viktor d'ailleurs. La suite en revanche le rassura à demi. Et bien voilà qui allait peut-être leur permettre de se plonger réellement dans leur rôles. De toute façon ils devaient avoir l'air inoffensifs. Il tourna le regard vers la porte déjà refermée du bungalow réservé au 'couple' et finit par se décider à répondre. « Je n'ai rrrien contrrre. Mais il me semble que monsieur et madame Strrauss ne nous donnerrrons pas immédiatement une rrréponse à moins de les dérrranger de nouveau. Cependant, venant d'arrrriver, je pense que notrre prrroprrre emploi du temps ne serrrra guèrrre un soucis. Vous n'aurrrrez qu'à m'indiquer vos disponibilités » Bon, il allait définitivement maudire l'idée qu'il avait eu d'exagérer son accent naturel, déjà qu'il avait des inflexions encore marquées après autant d'années. Tant pis, il assumait.

« En attendant, allons donc nous occuper de ce qui vous manque. Je ne saurrrrais vous abandonner ainsi » Roman et Viktor n'ayant pas l'air de vouloir ressortir avec le siège de leur petit 'nid d'amour' il n'avait pas vraiment d'autre choix et les retrouverait donc plus tard. Ils auraient l'opportunité de débuter leur recherches dans le bungalow sans se soucier des paparazzi intempestif. Le chemin pour accéder à l’accueil était simple, aussi se permit-il de l'interroger plus avant sur ses expériences photographiques autant que son emploi du temps. Si chargé en étant en vacances ? A moins que, comme lui, elle soit strictement incapable de ne rien faire ? Dans tous les cas, cela servirait toujours, ils sauraient aussi comment l'éviter à l'avenir s'il le fallait. Une fois à destination il s'occupa de la réclamation de la jeune femme avec toute l'autorité tranquille qu'il pouvait avoir, en profitant pour demander à la jeune femme si elle nécessitait quoi que ce soit d'autres. Et en attendant, glissa. « J'avoue ettrrre plus technique et moins poétique, mais votre matérrrrriel est intérrrrressant. Puis-je le voir de plus prrrrès ? »
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 15 Fév - 11:02
Un serpent dans le jardin.
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▼ Abigail Lloyd▼

Pour seule et unique réponse, Mme Strauss fit comme toutes les demoiselles qui parlaient de leur beauté : elles n’étaient jamais dans leurs beaux jours. Cela avait le don d’énerver Abigail, qui préféra fermer sa bouche et abonder dans le sens de Nikolaï : « Mais non vous êtes jolie ! ». Alors que c’était typiquement la réponse que chacune d’elles attendaient.
M’enfin bon, au moment où elle partit se réfugier dans sa chambre, son mari la suivit et donc…. La porte se referma devant le nez de l’Agent Lloyd qui avait du mal à cacher son air blasé. Tsah, ces riches russes… Ils n’avaient à priori pas envie de partager un repas avec une Américaine. Mais bon, guerre froide, tout ça… En un sens ça pouvait se comprendre. Mais bordel, c’était fini depuis un petit moment maintenant ! La jeune femme avait envie de maugréer et de taper la porte avec son pied. Néanmoins, elle se retourna avec un sourire gêné vers Cyril.


« Haha oui… Je crois que vos chers amis sont fatigués… Je vous suis. »

Abigail rattrapa alors rapidement Cyril pour aller à ses côtés. Elle était soudainement silencieuse, elle n’avait plus rien à demander. Ou plutôt, elle cherchait quoi demander qui permettrait de lui faire avancer les choses. Cependant le russe commença à poser des questions, à propos de la photographie et de son propre emploi du temps. Il était l’heure de continuer à s’inventer une vie.

« Eh bien, j’ai commencé à prendre des photos quand mes parents m’en ont offert un, à l’âge de quatorze ans ! Depuis je prends quasiment tout en photo dès que j’ai un appareil dans les mains. Au début mes clichés n’étaient vraiment pas terribles, mais je me suis améliorée avec le temps. Je n’ai jamais pris de cours, et c’est pourquoi mes photos même maintenant ne correspondent pas à un niveau de professionnel. Mais je n’ai pas le temps avec le métier que je fais à côté. Et c’est aussi pour cela que je me fais un emploi du temps chargé même en vacances. Surement l’habitude ! –dit-elle pour plaisanter- La vérité c’est que je n’ai pas beaucoup de vacances, c’est une chance que je sois ici. Donc il faut que je planifie tout pour avoir le temps de faire tout ce que je veux ! »

June Robertson n’avait rien précisé sur son métier, et son interlocuteur demanderait s’il avait envie d’en savoir plus.
Ils arrivèrent à l’accueil car ce n’était pas très loin… Et Monsieur Vassili s’occupa de demander une serviette. Fort heureusement la Dame de l’accueil allait surement lui donner en main propre et non devoir tous aller dans son Bungalow où ils remarqueraient tous que mystérieusement la serviette était réapparut sur son portoir. Dans le pire des cas, Abigail pouvait user de ses dons.


« Je vous remercie, mais je n’ai besoin de rien d’autres. » lui répondit-elle avec un sourire.

C’est là qu’il commença à s’intéresser à son appareil photo. Et tout de suite elle redevint sérieuse. Elle n’avait pas envie d’être très prêteuse avec son matériel. Et s’il se permettait de le faire tomber au sol pour soulager les esprits de ses très chers Monsieur et Madame Strauss ?
C’était hors de question…


« Je suis désolée. Je tiens vraiment à mon appareil, c’est un peu mon trésor. Et au risque de vous vexer, j’ai vraiment peur que vous le fassiez tomber, c’est ma phobie. Cependant je peux vous le montrer, il n’y a pas de soucis ! »

Abigail se plaça donc juste devant lui et lui montrait l’appareil sous toutes ses coutures, lui expliquant à quoi correspondait chaque bouton. Heureusement qu’elle avait bien lu la notice avant de venir, elle savait que ça lui servirait. Elle n’était pas non plus totalement ignorante sur les appareils photo, sinon elle n’aurait pas pris cette couverture.
Ensuite la Dame de l’accueil revint avec une serviette propre qu’Abigail saisit avant que Cyril le fasse. C’était un homme serviable, mais un peu trop, elle aimait faire les choses elle-même de temps en temps.


« Je vous remercie encore une fois de m’avoir accompagné, Monsieur Vassili. Si jamais Monsieur et Madame Strauss et/ou vous-même voulez diner un soir, n’hésitez pas à me dire quand, et je m’arrangerai pour venir. Ce serait mieux de faire dans ce sens-là. Et le mieux serait de le préciser à l’avance s’il vous plait, pour que je puisse être à l’heure ! »

En fait elle n’avait pas forcément envie de diner avec eux à présent. Mais si elle laissait tomber l’affaire cela risquerait de paraitre étrange. De toute façon, ils n’avaient pas l’air de vouloir de leur côté, l’affaire était réglé se dit-elle.
A présent il ne lui restait plus qu’à attendre dans son bungalow que tout ce petit monde sorte du leur pour aller fouiller. Elle soupira discrètement.


« Bon et bien, mission serviette accomplie ! Je ne vais pas vous déranger plus longtemps et repartir déballer mes affaires ! »

Il pouvait l’accompagner jusqu’à sa chambre s’il voulait, bien que dans ce cas Abigail le trouverait très collant.



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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 15 Fév - 18:11
Le personnel de l'hôtel était principalement constitué des quelques locaux qui avaient réussi à faire des études secondaires, ou du moins qui se débrouillaient plutôt bien en anglais.
Tous n'étaient pas des flèches, mais pas des abrutis finis non plus. Ils savaient tous que quelque chose ne tournait pas rond, que si on avait fermé l'hôtel quelques semaines au part avant ce n'était pas pour rien. Puis il y avait eu ces disparitions, ces employés, surtout des dresseurs d'éléphants et des guides qui étaient s'étaient volatilisés dans la jungle. Cela ne s'était passé seulement en dehors des heures de travail, on avait toujours cru que s'était des accidents, ou des bêtes. Mais ces deux choses laissaient toujours des traces et là, il n'y en avait aucune comme s'il s'était simplement désintégré.

Dire qu'ils étaient terrifiés était tous sauf à côté de la vérité. Mais ils ne pouvaient pas se passer de ce travail, l'hôtel était une des seules sources de revenus de la région et il payait de très bons salaires par rapport à ceux moyen du pays.

L'après-midi se terminait doucement, il y avait eu un nouvel arrivage de touristes, trois Russes, une Américaine et deux Français.À L'Américaine et le quadragénaire russe étaient venus demander une serviette.

« La prochaine fois, mademoiselle, ne prenez pas la peine de vous déplacer. Il suffit de composer le premier numéro abrégé sur le téléphone dans votre bungalow et un garçon d'étage vous apportera ce que vous désirez. »

Lui assura la jeune et charmante réceptionniste dans un anglais parfait.

Quelques heures passèrent. Le dîner approchait, il fallait jongler entre le room service et le restaurant. Ce soir n'était que des plats exotiques, des choses typées pas forcément typiques, seulement pour donner un goût d'ailleurs aux touristes. Au menu, le traditionnel poulet au curry, un peu de canard au litchi et un soupçon de bœuf à la citronnelle.

La salle était moyennement pleine, un peu calme. Le personnel était à la fois présent et invisible se faisant oublier.
Tout était éclairé avec de douces lumières un peu orangées pour simuler des bougies. Le soleil achevait de se coucher plongeant la jungle dans la nuit. À travers les baies vitrées, on pouvait voir l'horizon où il restait une mince zone orangée permettant de distinguer encore le sol du ciel.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 16 Fév - 17:35



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Pour éviter une situation embarrassante Roman, alias Ekaterina, avait dut écourter un peu la conversation, au risque d'omettre involontairement de lui répondre. A sa décharge elle aussi avait souffert des longues heures de trajet, dormir dans un avion ce n'était pas comme dormir dans un lit.

La réaction de Viktor à la suggestion de s'allonger quelques instants fit ni une, ni deux, la rouquine se relava. Il était sérieux ?!

« On ne glande pas, on se repose pour être plus efficace après. Prendre une petite vingtaine de minutes pour comater c'est loin d'être un acte de haute trahison... »

La jeune fille se leva pour essayer de trainer les presque deux mètres de Viktor vers le lit, ajoutant avec un petit sourire.

« Et comme ça, un peu plus reposé, ça t'évitera peut-être de menacer à nouveau quelqu'un d'un procès fictif. On doit aller dîner tout à l'heure et si on veut avoir l'air normaux, il va falloir être sociable mon petit canard ! »

Roman se laissa à son tour tomber sur ce matelas si mou et ferme à la foi. Il aurait fallu complétement désosser le bungalow, mais s'était impossible, il allait donc falloir tout faire indirectement. Heureusement, les services techniques leur avaient donné des petits scanners, ils n'étaient pas très performants, mais assez pour détecter des masses étranges dans un matériau.

Ils ne purent que commencer à déplacer quelques meubles, et faire une première inspection visuelle avant qu'il ne soit l'heure de se préparer pour aller dîner. Mais à part quelques petits moutons de poussière dans les coins, il n'y avait rien de bien visible. Même pas une vague tache d'humidité dans un coin du papier peint planqué derrière un meuble lourd. Cela semblait d'ailleurs une petite sorte de miracle quand on connaissait le climat du pays.

La salle de restaurant était cosy et avait quelque chose d'intime. Un intime un peu particulier vu qu'il pouvait englober une petite centaine de personnes. Roman, dans la peau d'Ekaterina, entra dans la salle au bras de son mari factice. Mais au lieu de choisir une table en tête-à-tête, ils se firent installer à une table ronde pouvant accueillir quatre personnes.

On leur apporta un cocktail, petite attention de la maison pour leur première soirée dans l'établissement.

La jeune femme jouait son rôle à la perfection, elle avait oublié les noms ridicules, s'était amusant un temps, mais pas très crédible sur le long terme. Quelques petits gestes, des mains prises, des petits bisous, donnaient un parfaite illusion.

Pendant un instant, Roman se fit pensive. Elle regardait par la baie vitrée le ciel et la terre se mélanger petit à petit, triturant distraitement une fleur exotique qu'elle avait prise dans le centre de table.

Est-ce que sa grand-mère avait un jour vu un coucher de soleil comme celui-là ? Est-ce que Kitty n'était pas trop triste de ne pas avoir sa maîtresse avec elle ? Est-ce Attila n'était pas trop insupportables avec les soigneurs du chenil ?


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Mer 18 Fév - 22:14
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Les arguments de Roman ne convainquirent pas l’allemand. Mais la voir se mettre debout le rassura et ils commencèrent leur recherche. Durant celle-ci, Viktor eut une petite pensée pour Anton, qui était probablement en train de lutter, à l’extérieur. Le jeune homme utilisait sa bénédiction pour déplacer les meubles les plus lourds : Il chercha dans chaque recoins une trace de corruption sans résultats concluants.

À l’abri des regards ne se cachaient que des amas de poussière, si bien que le jeune homme commençait peu à peu à perdre espoir. Il ne s’attendait pas à trouver des preuves de corruption dès les premières minutes mais cela faisait un bout de temps qu’ils cherchaient, en vain.

Ils durent stopper leurs recherches pour ne pas risquer d’être en retard au dîner. Viktor choisit sa tenue avec grande attention mais s’obligea à passer le moins de temps possible dans la salle de bain commune. Avec un peu de chance, son charme aiderait le garçon à obtenir quelques informations auprès du personnel.

Viktor, souriantPrête ? lança-t-il à l’intention de Roman juste avant leur départ.

Le restaurant était à la hauteur du reste de l’hotêl. La décoration avait été faite avec un sens du détail appréciable et le style moderne et étranger à la fois était tout aussi plaisant. Après avoir admiré l’apparat de la salle, Viktor s’intéressa à la nourriture. Rien qu’à son odeur, l’allemand se doutait de sa qualité.

Lui et sa prétendue femme s’assirent à une table pour quatres. Après avoir joué avec sa serviette un moment, le jeune homme se mit à balayer la salle du regard, cherchant Anton parmi tous les autres convives. C’est seulement après avoir siroté un moment son cocktail que Viktor remarqua la disparition inexpliquée de sa femme. En effet, cela faisait déjà quelques minutes qu’elle n’avait pas dit un mot.

Il abandonna la recherche de son supérieur pour se concentrer sur la sienne et l’aperçut près de la baie vitrée, le regard pensif. Le jeune homme se leva, essuya les quelques miettes de pain qui s’étaient déposées sur son costume et la rejoint.

Il prit place à ses côtés, regardant à son tour le paysage qui s’étalait sous ses yeux.

Viktor — Tu sembles… Troublée.

Et, c’est plutôt en tant qu’ami qu’en amant qu’il rajouta :

Viktor — Il y a un problème ? C’est à cause du cocktail ?

Tous ne tenaient pas forcément l'alcool aussi bien que lui.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Ven 20 Fév - 22:26
Un serpent dans le jardin
Janvier 2091 - Premier jour sur place
Elle tenait beaucoup à son appareil… au point de ne pas le mettre entre d'autres mains ? Moui… Si elle le disait. Il lui laissait le bénéfice du doute, mais bien parce qu'il ne voulait pas avoir l'air d'un paranoïaque pourri jusqu'à la moelle. « Je vous en prie » Autant faire la bonne patte ou c'était lui qui allait avoir l'air suspect, de toute façon. Il maintint juste assez d'espace vital pour ne pas être mal à l'aise, et se pencha légèrement pour pouvoir observer ce qu'elle lui montrait. Il ne pouvait pas user de son don juste devant elle hélas. Il faudrait sans doute qu'il renonce à cette photo, malgré son déplaisir à le faire. Moins que la possibilité de voir l'intérieur de la pièce, il n'aimait pas qu'une parfaite inconnue puisse garder une image aussi nette d'une de ses subordonnés. Tout simplement. Mais soit. Une fois l'objet de leur venue remis à la jeune femme, il l'observa alors qu'elle reprenait. Il inclina simplement la tête et répondit « Et bien bonne journée à vous en ce cas » Il avait quelque chose à vérifier avant d'aller lui aussi déballer ses affaires. De toute façon, il n'avait prit que le strict minimum, ce ne serait donc pas très long.

Il n'avait fait que flâner, pour découvrir les lieux, comme n'importe quel autre vacancier. En vérité, il voulait s'approprier la topographie intérieur et surtout évaluer l'ambiance. Il n'était peut-être pas un génie, mais il commençait à s'y connaître assez pour savoir que tout n'était pas au beau fixe, et pour cause. Il rentra en toute fin d'après-midi pour s'occuper de son propre bungalow. Il pariait ne pas être capable de dormir de la nuit et en profiterait pour le passer au crible à ce moment-là. Après avoir déballé ses affaires, il composa un topo concis sur ce qui avait été déjà fait ainsi que ce qui avait été relevé des trois corrompus et envoya l'ensemble à ses deux équipiers, pour qu'ils aient de la lecture utile au besoin. Ça ne ferait de mal à personne. Sa tâche accomplit, il tâcha de se rendre présentable pour la soirée, ce qui était… presque impossible au final. Il ne ressemblait franchement à RIEN. En temps normal, il s'en fichait pas mal, mais là le soucis, c'était qu'il allait faire atrocement peur dans le décors. C'était comme inclure un troglodyte au milieu d'une corbeille de faux poissons.

Sur le point d'entrer dans la salle, il se fit la réflexion que, si vraiment il n'avait pas tenu à cette mission, il aurait peut-être passé sur la soirée. Mais elle lui tenait trop à coeur. Cela dit, il n'aimait pas cet endroit du tout. Il pu facilement repérer ses subordonnés, mais ne s'approcha pas immédiatement. D'une part parce qu'il avait le sentiment qu'il valait mieux les laisser un peu tous deux pour l'instant et de l'autre parce qu'on l'alpaga – non, pas l'animal, le verbe – pour engager la conversation. Russe tout comme lui, l'homme l'engagea avec une aisance qui le détendit légèrement, et il répondit à ses questionnements très frais dans sa langue natale. La jeune paparazzi ne tarda pas à apparaître également, et il la salua d'un signe de tête courtois, sans approcher. D'une part parce qu'il ne voulait pas forcément le faire, de l'autre parce qu'il avait déjà un interlocuteur. Il finit néanmoins par prendre congés, après un moment pour, enfin, retrouver son groupe, en espérant sincèrement qu'ils aient eut le temps nécessaire à ce qu'ils voulaient se dire.

Ils ne formaient pas un si ridicule couple finalement, quand tous le monde évitait de surjouer…. Hm, non, il se faisait sans aucun doute des idées.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 23 Fév - 12:23
Un serpent dans le jardin.
Début Janvier 2091
▼ Roman Muszynski▼
▼ Viktor A. Rosenwald▼
▼ Anton Orlov▼
▼ Abigail Lloyd▼

Enfin Anton la lâchait, bien qu’il ait été gentil de venir l’aider à récupérer une serviette dont elle n’avait pas besoin.
Abigail rentra donc rapidement dans son bungalow, alla installer la serviette sur le portoir, avant de revenir dans la pièce principale, les mains placées sur ses hanches.


« Vous avez échoué Agent Lloyd - dit-elle en soupirant-Mais il est temps d’arrêter la comédie. »

Il fallait qu’elle rentre dans le deuxième Bungalow, qui contenait potentiellement des informations. Le couple était dans le sien et elle ne pouvait rien faire… Elle ne savait pas à qui appartenait la chambre voisine. Elle savait juste qu’il fallait qu’elle la fouille si son cher hôte n’était pas là. Elle avait une idée en tête, et finalement elle devrait continuer à jouer la comédie, autrement. Si seulement elle avait des pouvoirs d’adaptation plutôt que de télékinésie. La jeune femme alla ouvrir l’une de ses nombreuses valises qui étaient encombrantes dans la pièce… Et en sortie une perruque. Elle se changea avant de l’ajuster correctement sur sa tête. Abigail avait désormais un chemisier, une jupette et de longs cheveux blonds. Elle quitta sa chambre avec précaution et commença à se balader dans l’enceinte de l’hôtel. Première chose à faire, vérifier qu’il n’y avait personne dans le bungalow de son intérêt. Elle fit le tour pour aller vérifier au niveau de la baie vitrée. Évidemment il y avait les rideaux… L’agent écouta alors « à la porte ». Visiblement il n’y avait rien… Pour être sure elle tapa contre le carreau, toujours rien. Cela devait être suffisant… Au pire il y aurait un terrible malentendu. De toute façon elle avait mis sa perruque blonde, cela la fit sourire. Elle reprit alors sa petite balade pour s’emparer de quelques prospectus à propos de la région par-ci et par-là. C’était le moment de passer à l’action. « June » se mit à chercher un employé qui pourrait l’aider. Ah là, il y en avait un… ouais nan, vu la gueule qu’il avait, cela lui causerait des problèmes, elle ne fit que répondre à son bonjour.
C’est quelques minutes plus tard qu’elle croisa un petit jeune :


« Hum… Bonjour… -Dit-elle avec timidité- Je suis vraiment très gênée de vous demander ça, j’ai un peu honte, mais j’ai oublié ma carte passe dans ma chambre alors… Est-ce que vous pourriez m’aider ? »

Le jeune employé la regarda avec hésitation. Après tout il ne pouvait pas ouvrir un bungalow à n’importe qui, soi-disant par ce qu’il avait oublié sa carte. Voyant son hésitation, Abigail continua.

« S’il vous plait, c’est plutôt urgent… Je n’ai pas le temps de passer par l’accueil. Si vraiment il vous faut une motivation, je peux vous donner un pourboire pour que vous vous amusiez bien ce week end… »

Il hésita encore un peu avant d’accepter, et la jeune femme le remercia.


Abigail referma la porte derrière elle une fois que le garçon fut parti. Elle inspira profondément, le stress s’empara d’elle. Elle se mit tout de suite au travail, essayant de faire le moins de bruit possible. Ne déplaçant les objets que si nécessaire. Elle ne s’intéressa pas aux affaires de l’hôte qui était en fait Anton. Ce n’étaient pas les objets de son attention et elle n’avait pas le temps de s’amuser à autre chose. A n’importe quel moment le propriétaire pouvait rentrer, au moindre bruit elle se figer sur place pour écouter. Ce n’était pas la première fois qu’elle s’introduisait chez quelqu’un, néanmoins c’était toujours aussi angoissant de se faire prendre la main dans le sac. Surtout qu’elle n’était pas là pour cambrioler. L’agent Lloyd devait s’arrêter de plus en plus souvent pour écouter les bruits étranges qui pouvaient annoncer une possible irruption du propriétaire du bungalow. Elle remarqua que cela venait de la chambre de Mr et Mme Strauss. Ils… déplaçaient les meubles ?... Soit quelque chose clochait, soit ils avaient des méthodes de séduction particulière…
Au bout de quelques minutes, quelqu’un avec un accent étrange commença à parler devant la porte. Le cœur de l’Agent de Saveus fit un bon dans sa poitrine, il était temps de partir. Elle s’enfuit par la baie vitrée en refermant convenablement la porte à l’aide de la télékinésie. C’était beaucoup plus compliqué de l’ouvrir de l’extérieur et c’est pourquoi elle n’était pas rentrée par là pour s’introduire. Elle fit le tour jusqu’à son propre bungalow et y décompressa. Elle n’avait donc pas trouvée une seule trace de corruption, cependant elle n’avait pas eu le temps de tout fouiller de fond en comble. Et finalement le véritable hôte n’était rentré que plus tard.


Abigail rentra dans la salle de réception. La première personne qu’elle vit fut l’aimable Russe, à qui elle rendit son signe de tête. La jeune femme était redevenue June Robertson, habillée d’une robe noire, dos nu, lui arrivant aux genoux. Pour une fois elle n’avait pas envie de participer à ce genre de soirée. Elle était perdue dans ses pensées, un verre de champagne à la main. L’ambiance était pourtant agréable, et le coucher de soleil magnifique. Pour sa couverture il fallait qu’elle soit présente à cette fête, mais au fond elle n’avait qu’une envie : retourner fouiller les bungalows. Elle n’aurait surement pas l’occasion de recommencer plus tard. Le lendemain, elle devrait élargir ses recherches et quitter l’hôtel à la recherche d’indices. Abigail aperçut soudainement Mr et Mme Strauss, elle fronça les sourcils. Il y avait quelque chose de pas net chez ces deux-là. « June Robertson » serait surement allé les embêter… Elle changea son attitude et alla les rejoindre.


« Bonsoir, bonsoir ! Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas pris mon appareil photo. Dites-moi, vous avez une bien grande table pour deux personnes. Voulez-vous bien accueillir une pauvre touriste esseulée ? Vous n’êtes pas obligé d’accepter, je comprendrai que vous voulez rester rien que tous les deux, entre amoureux… »



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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Mar 24 Fév - 14:41
Le rush de la soirée commençait vraiment à se sentir. À la réception, on jonglait entre les différents services et les différentes commandes. À la réception, on jonglait entre les différents services et les différentes commandes.
Les employés portaient toutes des oreillettes pour être sûrs d'être tout le temps joignables et s'adapter bien plus vite en cas d'imprévu.

Dans la salle du restaurant, tout semblait calme bercer dans la musique d'ambiance. Le couple de jeunes Russes était arrivé il y avait presque une quart d'heure. Le quadragénaire avait fait son entrée après que l'Américaine ait fait la sienne.

Il s'était tout regroupé à la même table par ce qui semblait être un curieux hasard.

Ce qu'il ne savait pas encore, était que la situation de complexe tant redoutée parmi les employés de l'hôtel était en train de s'amorcer. En effet au standard il y avait déjà deux chambres qui n'avaient pas reçu leur room service, et quand le standardiste questionnait la cuisine, les commandes étaient bien parties.
On faisait des appels aux serveurs en poste pour prendre la relève. Mais personne ne semblait vouloir s'y risquer. S'était la deuxième fois que cela arrivait, que des employés en poste disparaissent. Cela n'avait jamais touché les clients, seulement des natifs de la région.
D'après la direction se serait ses disparitions était due au fait que ces personnes étaient « instables ». Cependant, personne n'y croyait, cela avait forcément un lien avec la fermeture.

Dans la salle, cela se traduisait par de petit regard gêné entre les serveurs, comme s'ils s'excusaient de ne pas voir y aller.
Rien de très flagrant.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Mer 25 Fév - 12:33



Un serpent dans le Jardin
Anton Orlov et Viktor Rosenwald - Debut janvier 2091



Roman ne réagit pas tout de suite quand Viktor lui demanda ce qui n'allait pas. Dans un premier temps, elle se contenta se faire un petit bruit distrait, avant de réaliser qu'on lui avait effectivement posé une question et qu'il fallait donc une réponse.

De toute façon, le paysage était plongé dans la pénombre, vision moins propice à la rêverie.

« Non, ça va mon esprit est parti loin quelques instants. Je pensais à ... À la maison. »

On comprenait parfaitement dans son intonation qu'elle ne parlait pas vraiment de la Base, mais plus de la Pologne et ses proches qui s'y trouvaient.
Pour faire bonne figure la rousse laissa de côté ce qu'elle avait en main pour poser cette dernière sur celle de Viktor, pour faire plus couple. Peu habituée à porter des bijoux et encore plus des bagues, elle fit légèrement bouger sa fausse alliance qui la gênait quelque peu.

C'est à ce moment qu'Anton se joignit à eux.

« Bonsoir Monsieur Vassili comment était votre fin d'après-midi ? »

La jeune femme avait parlé en anglais forçant un peu son accent comme elle le faisait depuis le début. Elle aurait bien parlé en russe pour faire plus crédible, mais Viktor n'avait pas l'air d'en parler un traitre mot.

L'atmosphère avait changé dans la salle elle avait quelque chose de tendue. Cela ne semblait pas venir des clients, mais plus des employés. Durant les quelques coups d'œil qu'elle leur jetait, ils semblaient gêner de quelque chose se jetant de petits coups d'œil furtif entre eux.

L'excitée de l'appareil photo était entrée entre-temps, mise sur son trente et un comme la plupart des personnes présentes.
Elle parla brièvement avec les autres, puis elle se dirigea vers la table des silaks, demandant si elle pouvait s'asseoir. Bonne idée ? Mauvais plan ? L'envoyer bouler alors qu'il leur restait une place de libre aurait fait très grossier et très exclusif, voir un peu asocial. Sans compter qu'elle ne semblait pas avoir son appareil.

« Mais bien sûr. Surtout que l'on vous doit de petites excuses avec Nikolaï, nous aurions pu être plus amicaux, mais il ne supporte pas très bien les voyages et j'avoue que j'étais un peu ... soupe-au-lait, c'est ça l'expression ? »

En vrai, elle savait très bien que s'était cela qu'elle voulait dire. Roman voulait simplement se rendre apparemment plus bête qu'elle ne l'était. On se méfiait moins des gens un peu simples.

« Vous avez fini par trouver vos serviettes ?
J'espère que M.Vassili ne s'est pas montré trop cavalier. »


Roman n'avait pu s'empêcher de placer cette dernière phrase, ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait charrier un supérieur en toute impunité, ou presque. Cette phrase fut accompagnée d'un petit sourire en coin.

« Mais je parle trop comme d'habitude, Nikolaï, chéri, tu dois avoir aussi des choses à dire. »

S'était vraie que s'était surtout elle qui parlait, parlait et encore parlait. Ça allait très bien avec son personnage de poupouffe un peu superficielle qui aime envoyer son bonheur conjugal à la tête de qui lui passait sous la main. Mais au finale ça bridait surement ce pauvre Viktor et l'avant-dernière chose que la jeune femme voulait était de se brouiller avec lui.
La dernière chose étant de se brouiller avec Anton. La jeune femme n'avait pas d'ambition particulière, mais être en froid avec un plus gradé lui semblait une mauvaise idée.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Ven 27 Fév - 17:49
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Entendre Roman évoquer de cette façon la maison, qui était un endroit diffèrent pour chacun d'entre eux, fit s'interroger Viktor sur le devenir de sa propre famille. Si il n'était pas en mission - et surtout sous couverture -, il aurait écouté son envie de passer un appel chez lui. C'est en saisissant la main que lui tendait Roman qu'il s'assura que son foyer, dorénavant, se trouvait chez les Silaks.

D'ailleurs, où était Anton ?

Un concours de circonstances voulut qu'il entre en scène précisément à cette interrogation.

Roman — Bonsoir Monsieur Vassili, comment était votre fin d'après-midi ?

Le Monsieur Vassili en question se fondait autant dans le décor qu'un wachhund * dans un bouquet de fleurs. Et un wachhund ne se fondait pas dans un bouquet de fleurs. Il n'y rentrait même probablement pas. L'avantage de Viktor, c'est qu'il avait l'air relativement à sa place en toute circonstances, du moment qu'il n'ouvrait pas la bouche. C'était d'ailleurs pour cette exacte raison qu'il agissait en tant que spectateur et laisser sa femme parler pour lui.

Néanmoins, en voyant arriver la très embêtante photographe, il pensa qu'il aurait mieux fait d'ouvrir la bouche, pour une fois. Plutôt que de râler comme à son habitude, l'allemand esquissa un sourire à la remarque de son épouse sur ses aptitudes sociales inexistantes.

Il l'écouta se renseigner sur le devenir des serviettes de l'enquiquineuse et rit intérieurement lorsque Roman charria Anton. Étant donné la situation, elle pouvait bien se le permettre. C'était elle la plus socialement apte du groupe : Viktor était aussi délicat qu'un rocher qu'on envoyait dans le figure de son petit frère et Anton...

Anton était un wachhund dans un bouquet de fleurs.

Alors pourquoi Roman, le sachant pertinemment, décida de laisser sa place au rocher ?

Voyant qu'on attendait quelques mots de lui, Viktor resta totalement interdit. Oh, il devait dire quelque chose. Et vite.

Il songea à « Alors ces photos ? Vous les avait effacé » mais cela paraitrait trop insistant. Le rocher alla quémander de l'aide au wachhund à l'aide d'un regard suppliant puis réalisa qu'il valait effectivement mieux laisser les associables entre eux.

Viktor — J'étais en train de me dire que je devrais peut être vous laisser entre filles, histoire de faire connaissance ?

Et sans attendre de confirmation ou quoi que ce soit, il emmena son supérieur un peu l'écart et feignit la sympathie. Une fois assuré d'être assez éloigné de la photographe, il lança à Anton :

Viktor — Je crois qu'il y a de l'agitation côté personnel... Est-ce que tu serais capable d'écouter ce qu'il se dit par radio ?

La corruption devait être leur priorité.

* Un chien de garde.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 2 Mar - 21:10
Un serpent dans le jardin
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Passé un moment relativement appréciable, il fallait retomber dans le bain de la mission, même si celle-ci ne devait pas transparaître dans leurs faits et gestes immédiats. Enfin pas plus qu'il n'était obligatoire, il doutait de pouvoir paraître moins militaire qu'il n'était. Même les miracles avaient leurs limites et celle-ci était bien posée, il faisait tâche dans le décor. Peut-être aurait-il dû continuer de travailler pendant que le reste de la masse participait à la soirée… mais non, il fallait au moins y faire un saut, simplement pour ne pas paraître hors de propos. Et puis il voulait savoir comment s'était déroulée l'après-midi de ses deux subordonnés. « Bonsoirrr Madame Strrrauss » Il ne se répendit pas en explications, faisant simplement comprendre par mots détournés qu'il avait fait une petite vérification préalable de l'hôtel. Tout en se donnant une bonne excuse pour quitter la fête au besoin. Il n'était pourtant pas réellement fatigué, même si la chaleur était effectivement inconfortable, même la nuit. On ne savait jamais vraiment quelles oreilles traînaient non loin de vous après tout. Il entretint un moment une conversation de façade, tandis qu'il surveillait les alentours sans en avoir l'air, mais retomba provisoirement dans le silence en voyant arriver la paparazzi. Il offrit un courtois salut de la tête, mais n'en fit pas davantage… Il avait bien assez eut sa dose en après-midi et ne savait de toute façon pas quoi dire dans l'immédiat. Il ne maîtrisait l'art de la conversation futile que jusqu'à un certain point.

Il se contenta donc de la laisser à Roman et ne montrer un minimum de signe de vie quand on fit mention de son psedo côté charmeur. Ça aurait été étrange qu'il ne réagisse pas tout de même, mais fort heureusement, on ne lui demandait pas non plus une réponse ni quoi que ce soit d'autre. Roman lui revaudrait celle-là une autre fois. A moins qu'il n'étrangle Viktor avant de le pouvoir ? Mais pourquoi lui renvoyait-elle la balle ? Et pourtant… la recrue le surpris, dans le bon sens cette fois. Comme quoi il avait eut raison, il était bien capable de s'en tirer. Et pour le coup c'était lui qui lui en devait une belle, à les éloigner ainsi des deux femmes. Il se releva donc sans se faire prier, mais en affichant clairement quelques signes discrets de surprise, s'excusant auprès de leurs 'compagnes' pour suivre un Viktor qu'il bénissait sans mesure pour le coup. Une fois suffisamment éloigné, ils purent tomber un peu les masques, quoi que pas complètement dans la foule qui se trouvait là. Enfin foule, pas tant que cela. Bref. « Attend » fit-il, avant de le conduire dans une conversation très orientée extérieur, puis de tout simplement l'inviter à l'accompagner pour prendre l'air à l'extérieur. Et une fois complètement délivrés, mais pas trop loin tout de même, il glissa une main dans sa poche pour y prendre son appareil de communication, il ne le sortit pas, mais le tripota en se cherchant la fréquence utilisée par le personnel de l'hôtel.

« Si j'ai une absence, ne t'étonne pas » ça lui arrivait parfois, et franchement la radio n'était pas le moyen de communication le plus simple, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Enfin bref. Il passa donc quelques instants le regard dans le vide, dos à la fête pour ne pas que cela paraisse. Puis, après ce flottement pendant lequel il resta dénué d'expressions et de mouvements, il cligna des yeux et sembla subitement atterrir. « C'est bon je l'ai » Là, il jouait son rôle. Parce que son rôle au départ c'était bien d'offrir un soutient et une assistance ainsi qu'une direction. C'était agréable de retomber dans sa zone de confort, même si ce n'était pas quelque chose qu'il devait vraiment faire… après tout, il fallait se donner à son maximum qu'on soit confortable ou non. En se ménageant on arrivait à rien. Chassant pourtant ses propres pensées, il se concentra sur les conversations, ordres et controverses qu'il captait comme une antenne parabolique sur patte. Hm… ça piaillait effectivement, ils avaient quelque chose. Il passa à une autre fréquence, celle des téléphones, pour vérifier, bénissant sa plate forme mobile et multi usages pour ça « Des membres du personnel ont disparus. Deux pour être exacte. Attend, je vais essayer de voir quelles ont été les chambres qui ont commandé. On va peut-être pouvoir retracer le chemin des employés... »

Tout en se disant, il amorça le geste de s'éloigner de la salle de réception. L'idée de laisser Roman sans la prévenir ne l'enchantait guère, mais il voulait absolument essayer de suivre cette piste-ci. Par acquis de conscience il demanda néanmoins « Muszinsky a un appareil de communication sur elle ? Téléphone personnel, ordinateur de poche, communicateur de mission, quoi que ce soit sur lequel je puisse lui envoyer un message ? Je te dirais bien d'aller la chercher mais si elle est encore avec sa bernique je doute que ce soit une bonne idée »
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Dim 8 Mar - 18:52
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▼ Abigail Lloyd▼

En plus du couple, se trouvait aussi Mr Vassili. Elle lui fit un sourire en s’asseyant une fois que Mme Strausss l’eut permis de s’asseoir. Elle semblait un peu plus apte à échanger que plus tôt dans l’après-midi. Cette femme semblait spécial aux yeux d’Abigail, mais elle ne savait pas encore trop pourquoi. Comme si cela ne lui gênait pas vraiment qu’elle semble un peu… Eh bien cul-cul. En fait l’agent Lloyd était une grande bavarde, hélas elle ne se liait plus aussi facilement d’amitié avec les gens qu’autrefois. Donc elle avait parfois de très grande discussion avec certaines personnes, puis ne les revoyait jamais. Comme c’était souvent le cas lors de ses missions. Et elle se disait qu’elle pouvait bien discuter avec cette femme avec plaisir. Ce n’était pas le cas de son mari qui semblait toujours aussi bavard qu’un caillou. Quant à Vassili il avait quelque chose de bizarre, pourtant il ne lui manquait presque rien pour le rendre charmant ! Surement son accent russe très prononcé…

« Hum oui ce doit être ça… Ce n’est pas grave je comprends tout à fait. Et puis je suis à l’inverse beaucoup trop énergique ! Haha… Donc c’est aussi à moi de m’excuser. Navrée, donc.
Et oui nous avons fini par rejoindre l’accueil et finir avec succès la mission serviette. J’ai appris par la même que l’on pouvait avoir accès à tous les services depuis le téléphone de la chambre. Intéressant n’est-ce pas ?
Oh et Monsieur Vassili a été vraiment très gentil. Il a bien voulu me laisser revenir seule à mon bungalow, alors je suppose qu’il n’a pas été « trop cavalier » ! »


La fausse June espérait ne pas avoir froissé l’homme car c’est vrai qu’il avait été serviable et qu’il n’avait pas été obligé de le faire.
Ensuite Mme Strauss passa la parole à son mari qui n’ajouta pas grand-chose avant d’expliquer qu’il préférait laisser les femmes parler entre elle. Ensuite il s’éclipsa avec le chevalier servant pour aller elles ne savaient où.


« Eh bien… Je crains fort que votre mari fait tout pour me fuir. Je n’aurai pas dû prendre cette photo…
Alors, dites-moi ? Pourquoi avoir choisi le Népal pour votre anniversaire de mariage ? »


La jeune femme s’était tellement laissé porter par son rôle qu’elle en avait oublié de faire attention à l’environnement. Et d’une certaine manière, l’atmosphère que les employés avaient mis tant de mal à mettre en place, avait changé. Et le plus ironiques, c’est que cela venait des employés eux même. Ou du moins c’est ce qu’en déduisit l’esprit d’Abigail. Quelque chose clochait. Et deux choix s’offraient à elle. Aller mettre son nez dans cette histoire, ou bien restait ici et discuter. Il y avait une petite chance pour que l’excitation du personnel ne soit due qu’à un souci technique. Ou bien à la présence de la Corruption.

Il fallait qu’elle s’en assure…
Elle attendit donc que Mme Strauss ait fini de lui parler ou de lui poser des questions, avant de lui répondre et de finir par :


« Excusez-moi mais j’ai du forcer sur la boisson. Enfin je ne suis pas saoul mais vous voyez ?... »

Bref, elle faisait une fausse excuse pour pouvoir aller dans la pipi-room du restaurant.

« Je reviens tout de suite ! »

La voilà donc partit vers les toilettes. Elle changea néanmoins de direction discrètement pour aller se cacher dans un ou près d’un endroit où il avait plusieurs employés, afin d’écouter leurs conversations…


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Lun 9 Mar - 17:55



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Roman avait bien vu que quelque chose se tramait du côté des employés, mais il fallait bien que quelqu'un préserve la couverture maintenant qu'Anton et Viktor étaient partis, surement pour aller à la pêche aux infos. Et maintenant que June, l'Américaine avait déserté aussi la table, la rouquine se sentait parfaitement inutile.

D'ailleurs, quelque chose lui disait que l'Américaine n'allait pas revenir de sitôt. Partir comme ça, si vite après les deux Silaks. Compte tenu du fait qu'il ne passait quelque choses, soit elle était une commère sans nom... Compte tenu du fait qu'il ne passait quelque choses, soit elle était une commère sans nom... non soit la probabilité était tellement faible que s'était presque à exclure. La vallée des rois drainait tous les effectifs, personne ne se souciait du Népal.

La jeune femme soupira et mis en marche le dispositif de communications qui était logé dans son oreille grâce à une application sur son téléphone. C'est alors qu'elle entendit ce que les employés se disaient. Cela devait être Anton qui avait pris l'oreillette d'un employé et relançait les discutions de ces derniers sur les ondes utilisés par les Silaks.

Visiblement, il y avait eu des disparus sur le chemin du room service. Et ce n'était pas la première fois... Cela expliquait la tension qu'on pouvait sentir entre les employés, personne ne voulait se sacrifier, se désigner d'office pour le room service. Cependant, au vu des conversations quelqu'un avait fini par se porter volontaire. Il y avait un coup à jouer.

La rousse, se lava pour aller demander à un serveur de bien vouloir s'excuser après de son interlocutrice, cette June, elle fit la malade, prétextant qu'elle ne se sentait pas bien.

« Vous voulez que l'ont vous raccompagne ? Demanda le serveur avec un air prévenant. Nous savons que sortir les premières nuits dans l'hôtel ne sont par forcément rassurante avec la végétation tout autour. »

Elle refusa poliment avant de sortir par la grande porte. Roman regarda succinctement si il n'y avait pas les deux hommes qui l'accompagnaient dans les parages, mais rien, il servait s'être éloigné pour avoir un peu de tranquillité.
Sortant son téléphone la jeune femme appela le téléphone de Viktor. Elle se serait bien servie de son dispositif de communications, mais quelqu'un qui parlait dans le vide même doucement ça pourrait paraître louche, alors qu'une femme appelant son mari pour le prévenir qu'elle rentrait, quoi de plus banal ?

« Mon chéri, je voulais te prévenir que je ne sentais pas très bien, je vais seulement rentrer au bungalow et commander un plat au room service. J'espère que tu ne m'en veux pas. Elle se serait bien servie de son dispositif de communications, mais quelqu'un qui parlait dans le vide même doucement ça pourrait paraître louche, alors qu'une femme appelant son mari pour le prévenir qu'elle rentrait, quoi de plus banal ? »

Elle conclut avec un petit mot doux avant de raccrocher. Elle Espérait qu'ils allaient saisir l'opportunité. Même si rien ne garantissait que l'employé qui serait chargé du room service du bungalow des Stauss ne disparaisse, il y avait tout de même une chance.

Roman appliqua son plan, elle rentra à la chambre et commanda un plat. On lui annonça qu'il serait là d'ici cinq à dix minutes. Elle envoya un message ses deux acolytes pour les prévenir du temps qu'ils avaient avant de se changer pour enfiler en quatrième vitesse quelque chose de plus confortable, et surtout de plus pratique si il fallait intervenir.
Puis la jeune femme attendit, guettant discrètement par la fenêtre.




HRP: La Coïncidence m'a demander de répondre avant, mais elle vas poster après moi donc Viktor tu as un petit répits Razz
Si il faut modifier quelque chose, dite le moi.
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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Mar 10 Mar - 14:59
L’ambiance s’était à peine détendue parmi le personnel de l’hôtel. Pourtant, quelqu’un s’était désigner pour le room service, mais cela était un miracle plus due au menaces de sanctions par la direction que par pure bonté d’âme.
En allant chercher un plat dans les cuisines deux serveuses se laissèrent aller à un peu da bavardage, ceci bien entendu à voix basse pour ne pas déranger la clientèle qui profitait innocemment de son dîner.

« Il est soit très courageux, soit très inconscient, Sajit, après la disparition cde ce soir, se dévouer pour le room service …

Tu crois qu’on le croisera demain matin ? Ou alors qu’il rejoindra les déserteurs officiels ?

Honnêtement ? … Je ne sais pas, on verra bien… »

Les deux jeunes femmes se séparèrent pour vaquer à leur occupation. Quelqu’un d’assez près de la cuisine aurait pu entendre quelque chose d’autre en restant quelque instant de plus. Un marmiton s’exclama fort que la chambre 059 demandait un room service.
Il s’agissait de la chambre des Strauss.

Dans les allées qui menaient de l’arrière de la cuisine au bungalow, tout semblait calme, le silence de de ce début de nuit n’était troubler que par le discret bruissement des feuilles du eu petit animaux inoffensifs et au mouvement d’air.


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MessageSujet: Re: Un serpent dans le Jardin [Mission] Sam 4 Avr - 19:51
Un serpent dans le jardin
Janvier 2091 - Premier jour sur place
Ils avaient finit par se séparer. Viktor allait voir ce qui se passait sur le trajet des room services et lui allait continuer de surveiller ce qui se disait et de garder un œil sur son compagnon d'arme. Il aurait volontiers utilisé le réseau de surveillance de l'hôtel, mais là tout de suite il n'avait pas le matériel pour, à moins de se percher en hauteur et de s'approprier l'un des appareils directement avec tout ce que cela pouvait signifier. Alors il se contenta de rester branché sur les appareils de ses collègues et de faire son boulot au mieux. Aussi, lorsque Roman appela, il eut la communication sans le moindre soucis, en même temps que Viktor, quoi qu'il ne parla pas pour ne rien ajouter. Bon, elle créait là une belle occasion, même si les chances n'étaient pas de 100 %, ce n'était pas négligeable. Il suivit la commande de la jeune femme tout en surveillant la fête du coin de l'oeil. Rien… Bon, il ne semblait plus utile de rester là, autant avancer. Il proposa à Viktor de retourner auprès de Roman tandis que lui suivrait le room service pas à pas depuis la cuisine jusqu'au bungalow, au moins pour s'assurer du trajet et de ce qui pouvait advenir sur celui-ci. Néanmoins, il envoya également un message à Roman pour lui demander d'allumer l'ordinateur de mission qu'elle s'était vue attribuée et sur lequel il diffusa les images d'une petite caméra. Qu'ils puissent suivre ce qui se passerait et le rejoigne immédiatement au besoin.

L'employé sortit enfin des cuisines, et il le regarda passé en se dissimulant de son mieux. C'était beaucoup plus simple, loin des lumières et des festivités. Mais il garda juste assez de distance pour ne pas être repéré. En se déplaçant avec précaution, il fit un vague geste de la main pour reconnecter une fenêtre de discussion à l'ordinateur, pour accompagner la vidéo en directe. Il demanda à Roman de lui donner quelques informations, de sorte qu'il puisse régler la définition de l'image de sorte qu'elle ne rate rien, et qu'elle l'avertisse si, par écran, elle voyait quelque chose qui lui échappait à lui.


HRP : Je propose que Viktor 'disparaisse' dans un coin le temps que le joueur revienne, de sorte qu'on ne fasse pas de soucis en devant le placer à chaque fois ^^ Désolé pour la qualité, j'ai eu un chouilla de mal à raccrocher les wagons
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Un serpent dans le Jardin [Mission]
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