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Lilith Connan



 
Toutes les Organisations recrutent ! Pourquoi ne pas les rejoindre dans leur combat contre le Corruption ?
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Lilith Connan
Messages : 2
Date d'inscription : 24/05/2015
Age : 21
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MessageSujet: Lilith Connan Dim 24 Mai - 12:43

Plus que le discours des hommes, écoute le souffle de la nuit et le murmure de ton cœur.

Nom: Connan Lilith
Surnom: Lili
Age: 19 ans
Nationalité: Franco-hispanique
Langues parlées: Espagnol (langue maternelle), Anglais (deuxième langue), Français (débutante)
Statut: Bénie
Don: Télépathie
Organisation: La Ruche
Rang: Abeille

Lorsque l'ombre t'est refusée, choisis la lumière puisque être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu.

Je n'avais pas dormi, et mon reflet dans le miroir ne le démentait pas. La douche que je venais de prendre n'y avait rien changé.
J'avais tellement changé, depuis la piqûre...
Des cernes violacées soulignaient des yeux où l'on pouvait voir le monde, creusaient un visage pâle, qui contrastait avec la noirceur de mes cheveux. En entrant ici, je les avais coupés sous le menton, et je n'eus qu'à passer ma main dans ma tignasse mouillée pour la démêler sommairement. Une nuée de gouttelettes vint s'esclaffer sur le verre, et coula lentement.
Je n'accordais pas une très grande importance à mon apparence. Il était hors de question que je me maquille, ma toilette matinale se résumant à un peu d'eau sur le visage.
Je me mis sur la pointe des pieds, pour attraper une crème cicatrisante dans l'armoire au-dessus du lavabo. J'aurais pu être télékinésiste, ça aurait compensé mon mètre cinquante-sept. Quoiqu'avec mes quarante-trois kilos, je n'aurais pas eu une très grande marge de manœuvre…
J'appliquais délicatement la substance blanche sur le symbole tatoué sous ma clavicule gauche. Le Cho Ku Rei avait une jolie signification, et symbolisait à présent mon arrivée à la Ruche.
Quittant la petite pièce embuée, j'attrapai un simple t-shirt blanc dans un tiroir, que j'assortis d'un pantalon anthracite, simple mais confortable. Une paire de basket vint compléter le tout.
Je pris une grande inspiration et quittai ma chambre.
Prête à affronter le monde une journée de plus.

Le seul monde qui mérite d'être conquis est celui que délimitent notre peau et nos pensées.
J'étais bien, dans cette pièce.
La femme en face de moi me regardait d'un air plein. Je ne savais pas comment décrire autrement le sentiment qui m'envahissait lorsque je plongeais mes yeux dans les siens.
Elle avait arrêté de poser des questions, et ne faisait que m'observer.
Je ne pouvais pas lire son esprit.
Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait, ici. Les gens avaient dû apprendre à ériger des barrières mentales. Et je ne maîtrisais pas encore mon don, j'étais donc incapable de les percer.
Penser à mon pouvoir me fit frissonner.
Elle nota mon tressaillement d'un sourcil relevé, qu'elle accompagna d'un sourire qui, je le devinais, m'invitait à parler.
Mais je n'en avais pas l'intention.
Comment dire à cette femme à quel point j'étais terrifiée?
Je n'avais rien demandé. Pourquoi avais-je été choisie?
Je n'étais qu'une adolescente tourmentée, une adulte incomprise. Je passais souvent inaperçue, et la douceur de ma voix ne m'y aidait pas. J'avais développé un calme à toute épreuve, et plus de patience qu'une mère. Mais j'étais pacifique, et la simple idée de devoir me battre, même contre une "corruption" me révoltait.
J'avais peur du noir, et ne souhaitais rien d'autre que la solitude. Encore plus, à présent…
Comment aurais-je pu faire comprendre tout cela à la femme au bloc-note?

La vie, comme les rêves, conduit souvent à des impasses


Il montait les escaliers d'un pas lourd, tranchant le silence étouffant. Je savais pertinemment que la mince couche de métal qui me servait de porte ne le retiendrait pas longtemps. Et pourtant, l'ouvrir eut été abandonner. Et je n'en avais pas le droit. Parce que la femme qui venait de hurler en bas comptait sur moi.
Tout comme l'enfant qui dormait dans la pièce d'à côté.
Ou peut-être ne dormait-elle pas, justement.
Son oreille minuscule collée au mur séparant sa chambre de la mienne, Eve écoutait-elle, anxieuse, en tentant de deviner ce qui allait se passer?
Ça n'aurait été qu'une raison de plus. Je devais me montrer forte, pour elle. Pour que, dans la déchéance de ce qu'on appelait famille, il resta une figure à laquelle elle puisse s'accrocher. Parce que sa lutte à elle était bien plus terrible que la mienne.
Les supplications de maman, dont je ne pus discerner les mots, s'étouffèrent dans un dernier hurlement. Elle avait lâché prise.
Dernier rempart entre ses fille et le serpent.
Je devais le reconnaître, mes parents avaient fait preuve d'une singularité étonnante, en choisissant nos prénoms. En mémoire d'Adam, notre grand-père maternel, ils avaient optés pour d'autres personnages de cette mythologie. Lilith était la première femme, selon ces fables dont l'origine se noyait dans les méandres de l'histoire. Mise de côté, elle avait cédé la place à Eve, femme sortant de la côte d'un homme, plus docile. Et plus malléable, aussi.
J'avais donc le mauvais rôle. Mon père, lui, avait pris celui du serpent.
L'annonce qu'Eve, son petit ange, était atteinte d'une des dernières maladies encore incurables l'avait rendu fou. Elle vivrait une quinzaine d'années, pas plus. Comment pouvaient-ils condamner une enfant de trois ans? Je l'avais vu se perdre dans l'artifice de l'alcool. La violence, elle, était survenue peu après.
Maman était trop faible pour prendre notre défense. Le dénoncer? C'était l'homme de sa vie, celui à qui elle avait prêté serment. Il était malade, et elle ne pouvait pas se résoudre à le quitter. Alors nous serrions les dents, elle et moi.
Il frappa un premier coup d'épaule contre le battant métallique. Au troisième coup, la sécurité enfant se déclencha, et la porte s'ouvrit dans un chuintement qui me glaça le sang. Hirsute, tout en sang et en colère, il prit une seconde pour m'observer.
- C'est de ta faute. C'est…
Je reculais d'un pas. Puis d'un autre, jusqu'à ce que le cadre de mon lit s'imprime à l'arrière de mes genoux.
- Tu as peur de moi? Comment oses-tu? Je suis ton père!!!
Il lança une main vers mon visage. Je savais, expérience faite, que l'esquiver ne ferait qu'attiser sa rage. Tout comme céder aux larmes qui menaçaient de m'envahir. Je laissai donc la paume rêche frapper la peau fine de ma joue gauche. Je tombai sur le côté, alors qu'il asséna un deuxième coup. Il se perdit dans une série de vociférations.
Le heurt suivant me fit perdre connaissance.

Je me réveillai, émergeant doucement d'une brume sans rêve. Etrange, j'étais habituellement incapable de trouver le repos en fermant les paupières. Les yeux toujours fermés, je notai que le drap, sous mes mains, n'était pas le même qu'à la maison. L'odeur, elle aussi, était différente. Elle avait quelque chose de sec. D'aseptisé.
Elle me donnait mal à la tête.
Je relevai la tête, et la boule si familière se renoua autour de mes entrailles.
C'était une chambre d'hôpital.
Si leur nombre avait considérablement diminué, avec les fabuleux progrès de la médecine, certains services, y compris la traumatologie, ne seraient probablement jamais fermés.
Le bip régulier creva la surface de ma conscience, tout comme le goutte à goutte, les pas des infirmières dans le couloir, le…

Je passai quelques jours dans cette chambre trop stérile. Mon père, cette fois-ci, avait poussé la résistance de mon corps un peu trop loin. Paniquant de ne pas me voir reprendre conscience, maman avait enfin eu le courage d'appeler les secours. À présent, il était en prison. Un jugement en bonne et due forme ne tarderait pas. Mais, du haut de mes sept ans, on m'avait assuré que je ne serai pas obligée d'y témoigner. Mon dossier médical était assez éloquent.

Sa sentence définitive condamna aussi maman. Au fil des mois, je la vis décliner. Nous touchions une aide financière, qui couvrait les frais quotidiens, les besoins médicaux d'Eve, ainsi que ma scolarité. Mais aucun surplus. À seize ans, comme la loi l'autorisait, je me mis à travailler. Je devais contribuer à rembourser une partie de ce soutien. Et à présent, je pouvais offrir quelques douceurs à ma sœur.

Elle passait, à présent, plus de temps à l'hôpital qu'à la maison. Je passais la voir aussi souvent que possible. Je lui faisais la lecture, me couchais près d'elle, chassais le monstre de l'armoire, donnais vie à son lapin en peluche tout râpé… Pendant que la vie, implacablement, quittait ses traits, sous le regard impuissant des médecins.

Elle nous quitta l'automne de sa treizième année. L'enterrement fut prompt et sobre. Ne restait de cet ange que quelques photos et lapinou. Mon père fut autorisé à sortir pour l'occasion, et sa simple silhouette me fit trembler comme une feuille.
Mais de toute la famille, cette fois-ci, il ne restait vraiment que moi.
Maman rejoignit d'ailleurs son enfant adorée quelques mois plus tard.

Dans les limbes d'une enfance volée, adulte responsable de dix-sept ans, à quoi devais-je de tenir encore debout?
Mon petit job, ingrat, ne me permettait que de survivre. De toute façon, je n'aurais pas eu la force d'en demander plus.
Était-ce cela, la vie?
Celle qui avait inspiré poètes et peintres, architectes et scientifiques? Face à l'implacabilité du destin, avais-je encore une place?
À quoi bon…

Lorsque l'on me proposa, dans la nuit d'un petit parc, de cette drogue qui enthousiasmait les médias, je la repoussai. J'avais vu les ravages de l'alcool. Jamais je ne céderai, je me l'étais promis, lors d'une des nuits d'effroi.

Sauf que cette force, je ne la possédai plus. Elle s'était évanouie, avec le sourire rassurant de maman et le rire perlé d'Eve.

Alors la deuxième fois, je cédai. Puis, il y en eu une troisième, une dixième, une centième, jusqu'à ce que je cesse de compter… Jusqu'à y noyer la douleur, les souvenirs.

Mon identité.

C'est le matin. Enfin, je crois. Mon esprit embrumé tente de refaire surface. Quelque chose m'éblouit.
Le soleil?
Je referme les yeux. À quoi bon me réveiller?
Ce rêve était si vide. Ça fait du bien, le vide. Il n'a pas mal, le vide.
La chaleur réconfortante de l'astre solaire me fait l'effet d'une caresse. Cela fait longtemps que plus personne ne me touche. Tout juste un échange du bout des doigts.
Une larme perle à mes paupières.
Seule
D'un coup, la douce chaleur se transforme en brûlure. Je porte la main à ma poitrine, et, déjà, la douleur s'estompe un peu.
J'ai connu pire! Je referme les yeux. Le manque se chargera de me réveiller, bien assez tôt.

J'avais raison.
Enfin, presque.
La fièvre me tira d'un sommeil insondable. Je tremblais.
Mais une nouvelle dose n'eut pour seul effet de redoubler mon frissonnement.
Que m'arrivait-il?
J'avais probablement attrapé un virus, de ceux qui résistaient encore aux nouvelles thérapies.
Peu importait…
Si je n'avais pu me résoudre à mettre fin à mes jours, en mémoire d'Eve, qui s'était battue jusqu'au bout, partir avant d'atteindre les vingt ans ne me posait pas de problème.

Les pensées virent le deuxième jour, bien qu'il m'en fallu trois de plus pour en saisir la nature.
TOUTES les pensées.
Les miennes, décuplées, plus claires et rapides que jamais.
Celles des passants qui posaient sur moi un regard dédaigneux. Celles de mes compagnons de galères.
Tant de voix.
Cette fois-ci, c'en était fini. J'avais sombré dans la folie.
Mais un fou peut-il être conscient de sa démence? N'est-ce pas une pensée trop sage pour ses neurones court-circuités?

La fièvre s'estompa. De terribles migraines en prirent la place.
La drogue, toutes les drogues, avaient pour seul effet de redoubler cette cacophonie. Tout cela n'avait absolument aucun sens!

Deux semaines après la piqûre, alors que m'apprêtais à définitivement abandonner, quelques mots prirent un sens différent.
Ruche, bénédiction, dons.
L'homme qui me passait devant à cet instant n'avait rien de particulier. Pourtant, sa démarche démontrait d'une aisance à son corps que peu possédaient. Un sac à dos léger, il semblait sûr de sa destination.
M'arrachant une grimace de protestation, je contraignis mes jambes fatiguées à le suivre.

Voilà comment je suis arrivée à la Ruche.
Les semaines qui suivirent, je ne m'en rappelle pas. Elles se sont noyées dans les brumes de la désintoxication.
J'en ressors à peine. L'envie est toujours là, tenace. Peut-être ne s'en ira-t-elle jamais.
Mais aujourd'hui, c'est différent.
Aujourd'hui, j'ai une raison de vivre.
Espérons qu'elle soit suffisamment solide...

Elle saisit un poignard aussi affûté qu'un rasoir. Lame courte et large.

- Des habits simples, confortables
- Un sac à dos, qui contient:
- Une trousse de premiers secours
 - Une gourde
 - Une barre de céréales
 - Une tablette
 - Des écouteurs
 - Un porte monnaie électronique
 - Un téléphone
- À la cheville: un petit poignard
- Au poignet: une lampe torche portable
- Une arme de point légère

Il y a deux réponses à cette question...
Code règlement: [CODE VALIDE]  :bounce:
Pourquoi nous ? Et comment nous avez vous trouvé ? Au hasard du net, votre design était sympa, et m'a donné envie de lire le contexte. J'ai été convaincue!
Besoin d'un coup de main pour commencer ? Pour l'instant, je ne crois pas...
Un mot ? ça fait des siècles que je n'ai pas écrit, et j'ai vraiment perdu la main, je suis désolée... J'espère que c'est lisible quand même  :taper:
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MessageSujet: Re: Lilith Connan Lun 25 Mai - 13:21
Bonjour Lilith et Bienvenue :epic:

Personnage avec de bonnes bases qui ne demande qu'a se développer et sur lequel je n'ai rien a redire Wink

J'ai juste une toute petite remarque. Il semble que tu te soit emmêlé les pinceaux (ou que tu ais simplement changer d'avis) car dans ta description physique tu parles de son entrée à Saveus, alors qu'elle est dans la Ruche.


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MessageSujet: Re: Lilith Connan Lun 1 Juin - 21:54
Hello!

Oh, merci!

Je suis désolée d'avoir mis du temps à répondre. Je suis en révisions, et j'ai eu quelques soucis de santé.
ça devrait aller, mais je ne peux pas promettre une présence très régulière avant fin juin...

Je vais corriger cette incohérence, merci!

J'ai réécris toute mon histoire.  :taper:  Désolée pour la lecture
Je suis désolée, j'ai tendance à victimiser tous mes personnages de rp (nan, pas de psychanalyse, s'il vous plait  :stupid:  ), j'espère que ça ira!

EDIT: je pars en révisions avec une amie, et je ne sais pas dans quelle mesure j'aurai accès à internet (en tout cas pas pour écrire des rps), jusqu'au vendredi 12...


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MessageSujet: Re: Lilith Connan
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Lilith Connan
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