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Saturday Nigth Fever [Abigail]



 
Toutes les Organisations recrutent ! Pourquoi ne pas les rejoindre dans leur combat contre le Corruption ?
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Saturday Nigth Fever [Abigail]
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MessageSujet: Saturday Nigth Fever [Abigail] Jeu 19 Fév - 17:34

Saturday Nigth Fever
Abigail et Norah - Dernier tiers de Janvier 2091


« Aller Eveeeeeuuh... Cela fait des mois qu'on n'est pas sorti toute les deux. Dans un autre contexte qu'une obscure mission au fin fond d'un bled paumé. »

À la porte du laboratoire 4F au cinquième sous-sol, Norah essayait de marchander avec sa sœur. Cette dernière avait une tête de déterrer et une tasse de café à la main et quelques taches de nature indéterminée sur sa blouse.

« Je ne peux pas Norah, on a jusqu'à lundi pour rendre une analyse complète et vu toutes les analyses à faire, deux nuit blanche de la part de toute l'équipe ne seront pas de trop. »

Eve avait l'air contrariée, prendre l'air ne lui aurait pas fait de mal, mais elle craignait plus une mauvaise appréciation de son supérieur plus qu'une nuit blanche. La recrue du service de renseignements soupira longuement avant de s'éloigner, direction l'ascenseur.

Cinq étages plus hauts, elle sortit dans la salle commune qui était presque vide, pas étonnant pour un samedi soir. Les recrues qui n'étaient pas en mission ou hors du quartier général, étaient parties profiter de leur temps libre. Il arrivait plus rarement que des recrues qui habitaient hors des quartiers résidentiels du sous-sol, viennent traîner dans cette salle de détente.

Sans faire attention à qui il pouvait bien y avoir, elle se laissa choir sur un des nombreux canapés. Après un long soupir, la jeune blonde regarda son portable. Il était presque vingt-trois heures, quelles options pouvaient bien s'offrir à elle ?
Enlever sa robe courte et moulante pour enfiler un jogging aussi confortable qu'informe. Oui, ça pouvait être bien, mais un peu frustrant ? Sortir toute seule ? Un peu triste. Recontacter ses anciennes copines, celle d'avant la bénédiction ? Moui, comment leur expliquer qu'elle était devenue une sorte de super James Bond girl et que c'est pour ça qu'elle ne leur avait plus parlé depuis environ cinq ans...

Norah ferma les yeux quelques instant et pris une profonde respiration. Cette soirée symbolisation bien le tournant qu'avait pris sa relation avec sa sœur ; compliqué et souvent décevante.

Mais cette fois, la jeune femme ne se laisserait pas abattre.
Se relevant d'un coup, elle retira les cheveux devant son visage pour mieux voir les personnes qui pouvaient se trouver dans cette pièce.

Deux hommes, des scientifiques qui avaient plus ou moins la même tête de zombie qu'Eve, d'ailleurs, ils devaient faire partie de la même équipe et devait prendre une petite pause ici avant de se replonger dans les manipulations. Il y avait également une femme dans la salle, Norah l'avait déjà vu cette fille, elle faisait partit des équipes des unités d'interventions.

« Hey Lloyd ! Envie de picoler et aux frais de la princesse ? »

L'invitation pouvait paraître un peu brusque, mais la douceur et Norah ne faisaient pas toujours un. Cependant, le petit sourire en coin de la jeune femme et son ton enjouer et légèrement provocateur attendrissait un peu ses mots.

Pour appuyer son discours, elle sortit de son sac à main une carte de crédit sur lequel trônait fièrement le nom de « Seveus Research ». Tous les membres des renseignements en avaient une pour leur mission, devant d'adapter très vite, leur portefeuille devait pouvoir en faire autant. En théorie, elles ne servaient qu'aux missions, mais il fallait savoir vivre dangereusement...

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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Jeu 19 Fév - 19:30
Saturday Night Fever.
Janvier 2091
▼Norah Delahaye▼

Abigail était à son bureau dans sa cabine, elle sifflotait un air et rangeait quelques paperasses. Ensuite elle se rafale contre sa chaise, s’étira dans un long soupir et sortit trois petites billes de métal qu’elle faisait tournoyer au-dessus de sa paume droite. Pas de missions pour le moment, cela lui faisait des vacances tiens. Mais en même temps, elle s’ennuyait un peu. Ses amis de New York lui manquaient, et elle ne s’en était pas fait beaucoup ici, à Paris. D’une part par manque de temps, et d’autre part, parce que son Français n’était pas parfait, et c’était fatiguant de le parler. Pff le Français, quelle langue compliquée. Pire que ça tu meurs… Elle referma soudainement son poing sur les billes et les fourra dans sa poche. Elle ouvrit un tiroir et s’empara d’une console portable avant de partir du dortoir direction la salle commune. Elle y trouverait peut être des choses intéressantes à y faire ou un ou deux bleu à embêter.

Sauf qu’une fois à destination… Il n’y avait personne.


« Woohoo, trop de fun dans cette pièce dis donc… »

Elle s’installa dans un fauteuil et commença à jouer,  écouteur sur les oreilles, non sans rager. De toute façon les jeux vidéos c’était pas son fort, mais ça aidait à passer le temps. Les heures passèrent, et seulement quelques personnes trainaient là. Ils étaient tous déjà parti ou quoi ?

C’est là qu’elle se fit interpelée et surtout interrompre dans son jeu. Elle eut juste le temps d’enlever un écouteur pour écouter la fin de la phrase de la jeune femme devant elle, tout en continuant son jeu. Elle enchaina alors :


« Rhaa encore perdue ! … Picoler ? »

Elle détailla alors plus amplement la jeune femme qui lui parlait. Ah c’était donc elle, elle la voyait de temps en temps, elles se disaient bonjour. Elle portait une robe de soirée courte et moulante, dans le coin ça faisait tache. Elle avait sorti sa carte de crédit de Saveus comme si elle tendait un susucre à un chien. Mais pas besoin de faire tant de simagrées.
Elle se leva alors avant de répondre :


« Une proposition intéressante Delahaye. Bon, je vais pas y aller comme ça, je dois me changer, suis moi. »

Abi partit en direction de sa cabine, s’amusant avec ses billes.

« Alors comme ça Madame est frustrée de ne pas pouvoir sortir et elle doit demander aux inconnus de le faire avec elle ? »

Miss Lloyd sourit en coin à son tour. C’était amusant qu’elle vienne lui demander de venir faire la fête, en tout cas cela l’arrangeait donc bon…
Elle entra dans sa cabine, dit à Norah de s’installer tandis qu’elle cherchait une jolie tenue dans son placard avant d’aller se changer.


« Fais comme chez toi. »

Quelques minutes plus tard Abigail en sortit avec une jolie robe rouge, ouverte sur sa jambe droite. Elle était plus longue que celle de Norah, et cela contrastait avec son caractère. Elle s’était peu maquillée, histoire de ressembler à quelque chose de potable et ne pas se faire rejeter.

« Bon, où est ce que tu veux aller chez nos chers amis Français ? Je suis pas douée pour le parler, même si ça va quand même… Tu pourras m’aider hein ? »


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Ven 20 Fév - 10:23

Saturday Nigth Fever
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Frustrée était un bon mot pour décrire ce sentiment de déception amère qui avait envahi Norah dans le couloir du cinquième sous-sol.

« Techniquement, personne ne m'empêche de sortir... D'ailleurs avec cette robe, deux trois battements de faux cils et j'ai trois hommes à mes pieds en moins de cinq secondes. Mais mon égo de femme indépendante risquait d'en prendre un coup. »

Avoua la blonde sur le ton de la plaisanterie juste avant de rentrer dans les quartiers d'Abigail. L'endroit ne lui parut pas étranger, toutes les cabines étaient arrangées de la même façon sans compter que la possible personnalisation était assez limitée.
S'asseyant sur le lit, elle sortit de son sac-à-main un petit miroir. Elle vérifia son reflet, regarda si son maquillage n'avait pas coulé, si ses cheveux étaient bien arrangés, mais aussi quelques couleur. Le roux, ce n'était pas vraiment cela, le brun, non plus, elle faillit se laisser tenter par un vieux rose pour un peu d'excentricité, cependant, elle finit par opter pour son blond naturel.

Quand celle qui allait être son acolyte du soir revint habillée d'une robe rouge de femme fatale revint, Norah ne put retenir une petite plaisanterie qu'elle accompagna d'un clin d'œil.

« Tous doux bijoux, on va seulement picoler et dragouille, pas à la pêche au vieux milliardaire sénile... Quoi que ... »

Au vu de la robe qu'arborait Norah, elle pouvait parler et elle en était parfaitement consciente.

La remarque d'Abigail sur sa maîtrise du français la fit sourire.

« Tu sais dans le genre d'endroit où on va, un petit accent américain ou anglais, ça fait malheurs. Mais si tu cherches un mot, donne-moi un petit coup de coude pour que je vienne à ta rescousse.

Je connais un petit club branché pas très loin, ce n'est généralement pas trop bondé et on se suicide de pas les oreilles a coup de décibel en y allant. »


Les deux jeunes femmes se dirigèrent ver l'ascenseur pour remonter au rez-de-chaussée, afin de passer pas la porte de derrière. Une porte toujours ouverte qui permettait au bénis qui habitait dans le sous-sol de sortir quand ils en avaient envie. Elle donnait sur une petite cours qui servait aux approvisionnements, deux agents de sécurité y grillaient une cigarette.

La nuit était belle, légèrement nuageuse, mais fraîche.
Les rues de la Défense étaient plutôt vides et le bruit des talons hauts résonnait entre les hauts immeubles. Même si Norah avait préféré être avec Eve, elle commençait déjà à apprécier cette soirée loin de la routine habituelle du service de renseignements.

« Ça doit te changer du Népal, avec nos moins deux degrés au thermomètre. »

Elle n'avait pas eu la chance d'être envoyée là-bas, réquisitionnée pour planifier et aider à superviser des interventions en Egypte, pourtant un peu de chaleur exotique ne lui aurait pas fait de mal.

Le Club dans lequel elle emmena Abi avait un petit air de belle époque, les années mille neuf cent vingt, l'entre deux guerres, le tout mixé avec la modernité du design actuel.

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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Ven 20 Fév - 22:56
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Le commentaire de Norah sur sa robe la fit rire. Elle prit la pose quelques secondes, histoire d’appuyer ses dires.

« L’avantage avec les cartes de crédit des vieux milliardaires, c’est qu’on ne risque pas de devoir faire des travaux d’intérêts généraux pour Saveus si on les explose. Et je crois que c’est le pire dans l’histoire. »

Abigail fit une petite moue quand sa collègue lui répondit quant à ses soucis de langage.

« Moui, si tu le dis. Prépare-toi à avoir des bleus alors –dit-elle à propos des coups de coude- Ta description ressemble à la boite de nuit parfaite en tout cas. »

Elles ressortirent toutes les deux pour s’en aller, et une fois dehors, Abi referma correctement son manteau. Elle regrettait de ne pas avoir pris une veste supplémentaire, mais elle n’en avait aucune qui ne faisait pas tache avec sa robe. Ça irait surement en marchant, vivement qu’elles trouvent ce club…

« Ça doit te changer du Népal, avec nos moins deux degrés au thermomètre.
- Hum ? Ah oui… C’est sûr que quinze degrés en janvier c’est agréable. C’est aussi l’hiver là-bas, mais il y fait plus doux… Mais bon au moins ici on ne tombe pas sur des situations improbables, enfin moins. »


Elles arrivèrent rapidement à l’endroit souhaité et Abigail ne put s’empêcher de siffler en rentrant. Le passé et le présent était agréablement mixé en un chic sans qu’il soit kitch.

« Tu ne m’avais pas dit qu’il fallait que je ramène mon chapeau en cloche, mon châle et ma robe perlée à fleurs noire ! Si j’avais su ! » Fit-elle à Norah avec un clin d’œil.

Elle retira son manteau qu’elle laissa à l’entrée dévoila sa robe rouge sa longue gambette et ses talons noirs.

« Alors ? Où sont les vieux ? –soudain elle réalisa quelque chose et tapa la face inférieure de son poing sur la paume de son autre main- J’ai compris l’histoire des vieux maintenant ! Bon allons au bar d’abord, ce sera mieux.»

La jeune femme partit donc s’asseoir au bar, d’un pas nonchalant, sur l’un des tabourets en cuir. Assis ainsi sa robe s’ouvrait un peu plus sur sa cuisse, et Abi râla un peu à ce sujet discrètement, il y avait vraiment des désavantages à ce genre de vêtements. De toute façon elle se sentait mieux en jogging… Sauf qu’on acceptait rarement les gens en jogging dans ce genre d’endroit.
Bon, c’était le moment de tester ce que son acolyte de soirée lui avait dit à propos de son accent :


« Bonsoir, je prendrai un Blue Lagoon, s’il vous plait. »

Elle avait donc bien évidemment parlé en français, et avait insisté sur « blue lagoon » avec sa langue natale.
Elle observa Norah pour l’interroger du regard sur sa prestation. Cela ne lui ressemblait pas d’être timide, mais quand on ne maitrisait pas tout à fait la langue, c’était toujours embêtant… Elle observa la salle en attendant son cocktail.


« Alors ? Tu veux seulement picoler ce soir ou bien tu as prévu de faire l’un de ces messieurs ta proie ? »

C’était surtout sur le ton de la plaisanterie, elle n’était pas une croqueuse d’homme, et elle les respectait tout autant qu’ils étaient respectables.
Son verre arriva et elle commença à le siroter, son regard resta dans le vide un instant avant qu’elle ne se retourne de nouveau vers Norah.


« Je me disais, si jamais c’est trop ennuyant ici, je pourrais mettre un peu d’ambiance grâce à mon ami l’insecte. »

Miss Lloyd parlait évidemment de son don. Et cela lui arrivait de temps en temps de faire deux ou trois blagues par-ci ou par-là. Rien de bien méchant…


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Dim 22 Fév - 16:54

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Le club et son ambiance douce et intimiste changeait beaucoup de la froide rigueur des sous-sols de Saveus. L’avantage était que ça ne coûtait rien comme logement, l’inconvénient était que s’était assez austère.
L’âge moyen des personnes fréquentant les lieux était un peu plus élevé que celui des deux agents. Entre trente-cinq et quarante ans de moyenne, mais il y avait également pas mal de plus jeune qui aidait à faire baisser un peu plus cette moyenne.

« Et rater cette robe de croqueuse de diamants ? Ça aurait été dommage ! »

Le bar était un vieux comptoir en zinc. Ce genre de quasi antiquité étaient  à la mode depuis un moment, quand il était retapé bien sûr, pas quand on pouvait encore presque sentir l’odeur de la bière et du vomi d’ivrogne imprégnant le bois. Les grands miroirs usés, insérés dans des sortes de niche, reflétaient les bouteilles d’alcool et la douce lumière.

Quand Abigail commanda, elle sembla d’un coup moins sure d’elle, pourtant, sans être parfaite, sa maîtrise de la langue française était assez compréhensible. En réponse au petit air gêné de son acolyte Norah lui adressa un clin d’œil complice.

« Un cosmopolitan s’il vous plaît. »

Commanda à son tour la blonde. Puis elle se retourna, pour jauger ce qui était dans la salle. Ce que Miss Loyd sembla remarquer, et surtout soulever avec un certain amusement.

« Pour le moment, non, mais si tu me le redemande dans quelques verre, ma réponse risque d’être moins catégorique. »

Elle n’était pas là pour revenir avec une friandise pour la nuit, mais simplement pour se changer les idées, sortit un peu de la routine. Elle ne réagit pas vraiment quand Abi fit allusion à l’utilisation de son pouvoir. Parfois, quand elle sortait avec Eve, il lui arrivait d’en faire de même, pour échapper à un chaud du slip collant le plus souvent. Quand un dingue alcoolisé cherche un blonde, pouvoir devenir brune, rousse ou tout autre couleur en quelque instant était un certain avantage.

« Attends de voir ce qui se passe, au moins. A moins que t’ai tellement envie de me faire une démonstration. »

Il y avait un petit air de défit dans le ton amusé utilisé par Norah. Faire usage de ses capacités hors de la base ou d’un terrain désert était quelque chose d’assez déconseillé. Il y avait un agréable petit goût d’interdis ç le faire, ou à pousser quelqu’un à le faire.
Ce n’était pas grand-chose, mais il fallait savoir déguster les plaisirs simples de la vie.

« Si on nous demande, je suis …. A ton avis quel métier je pourrais faire ? James bond girl, je suis certaine que ça plairait à beaucoup, mais ça ne fait pas très crédible.
Strip-teaseuse ? Maitresse d’école ? Secrétaire ? Bibliothécaire ? »


A chaque fois qu’elle sortait, Miss Delahaye avait pris l’habitude de se trouver un métier de façade. C’était une question qui revenait souvent quand on parlait à des gens normaux et mieux valait savoir quoi répondre pour avoir l’air aussi inintéressant que la masse.

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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Lun 23 Fév - 14:34
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« Hum, il suffit donc de quelques verres pour te saouler, intéressant à savoir. » rétorqua-t-elle avec un sourire. « Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, dès qu’il y a des objets quelque part j’ai envie de faire une démonstration. Oui, ça veut dire tout le temps. Cela me démange, mais je me soigne. Tu me verrais chez moi, une vraie fée du logis… »

Abigail observait déjà ce qu’elle pouvait accomplir à l’aide de la télékinésie sans que cela ne paraisse trop suspect. Néanmoins son amie repris la parole. C’était à propos de couverture, encore et toujours. La jeune femme n’avait jamais rêvé devenir un agent secret, aussi eut-elle un petit rire à la mention de « James bond girl ».

« Ça dépend toujours des circonstances et de ce que tu veux laisser paraitre. On nous répète tout le temps qu’il n’y a pas des sous-métiers, mais ils ont tous des avantages, des inconvénients et surtout des préjugés. Personnellement je dis la vérité : Je suis chercheuse, chercheuse d’emploi ! » fit-elle avec un clin d’œil avant de rire un peu à cette blague tant répétée… « Je n’ai jamais trop d’idée franchement… A part si la situation en vaut vraiment la peine… »

Comme en mission par exemple, il y avait des métiers qui venaient en tête tout de suite car ils servaient d’excuse, et il valait mieux rester dans le contexte pour ne pas paraitre bizarre, même si on trouvait des originaux partout.
Miss Lloyd sirota encore un peu son blue lagoon avant de véritablement réfléchir à propos de qui elle pourrait embêter dans cette salle. Son regard se posa sur un type dans un groupe de personne qui semblait un peu trop imbue de lui-même.


« Regarde-moi ce mec là-bas. Il porte la gueule du type mauvais, tu ne trouves pas ? Enfin pas mauvais, mais je veux dire, hum comment dire… Une tête à claque quoi. Je suis certaine qu’il tient à sa belle chemise, et qu’il ne veut pas perdre de temps à aller l’emmener à la blanchisserie. T’en dis quoi ? »

A ce moment-là elle fronça soudainement les sourcils et le verre de vodka se renversa sur son propriétaire qui se leva d’un bond en rallant et essuyant tant bien que mal l’alcool qui avait taché ses vêtements.

« Et voilà, le monde est injuste avec ce monsieur, tss. »

Il n’y avait pas tant d’autres tours que ça à faire dans les parages, elle ne voulait pas faire fuir tous les clients parce qu’ils pensaient que le bar était soudainement sous l’emprise d’un mauvais esprit, comme cela s’était déjà produit. Et puis cela ferait une mauvaise réputation au bar, qui ne le méritait pas.
Abigail observa un instant Norah, elle ne savait pas qu’est-ce que c’était son pouvoir à elle. Elle ne l’avait jamais vraiment vu changer d’apparence devant elle. Parfois elle changeait certes de couleur de cheveux, cependant la brune pensait juste qu’elle aimait passer du temps chez le coiffeur… Abi s’amusait avec son verre avant de poser une question à Norah.


« Et toi alors, pourquoi as-tu rejoins le Club ? Tu n’es pas obligé de répondre si c’est indiscret. »

Chacun avait sa vision des choses quant aux trois grandes organisations impliquées dans la confidence. Abigail n’avait pas vraiment eu le choix pour Saveus. Elle était cependant contente d’en faire partie. Enfin… Quand on procédait par élimination.


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Lun 23 Fév - 16:00

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Voir le grand râleur se débattre avec son verre et le son contenu étaler sur sa chemise fit sourire la blonde. Avec sa tête de bull dog mécontent, il avait tout de la caricature comique.

Mais le début de bonne humeur qui s'installait entre les deux femmes, vacilla quand Abigail demanda pourquoi Norah avait rejoint « le club »

« Eve... C'est pour Eve. Tu l'as surement déjà vu, on ne se ressemble pas tant que ça pour deux sœurs partageant la même date de naissance. Une blonde, à peine plus grande que moi, des yeux verts, toujours une blouse sur le dos. Elle est affectée au laboratoire 4F du cinquième sous-sol.

Nous avons été « initiées » le même été à environs deux semaines de différences, elle avant moi. Elle est sang immaculée, donc tu imagines bien que les trois clubs se sont battus bec et ongles pour l'avoir. C'est la nôtre qui a gagné, il lui offrait ses frais de scolarité dans les meilleures universités, vu ce qu'elle voulait faire comme étude, ça la faisait rêver.

Puis je me suis retrouvé dans le même bateau, mais avec un don bien moins intéressant. Mes seuls avantages étant d'être la sœur d'Eve et mon brillant dossier scolaire. J'étais jeune, un peu peureuse de cette nouvelle vie, et j'ai réussi à me faire désirer.
Mais en vrai, je n'ai pas vraiment choisi, vu que je n'ai pas vraiment étudié les autres options qui s'offraient à moi. »


Eve, Norah, deux faces d'une même pièce, d'une même personne, de cet idéal de fille parfaite qu'avaient voulue leur parent. Visiblement, Eve semblait être le bon côté...

La jeune femme avait essayé de ne pas être trop amère, mais ce soir, elle n'avait pas vraiment envie de parler de sa sœur.
Elle attrapa délicatement son verre et sirota une petite gorgée de son cocktail. En fond, le râleur avait déguerpi non sans maugréer abondamment sur l'impolitesse de la personne qui l'avait soi-disant bousculé sans s'excuser... S'il avait su.

Norah regarda dans la pièce ce qui s'y trouvait. Un homme une d'une trentaine bien tassée lui fit un petit signe de la main, auquel la jeune femme répondit par un petit sourire en coin.
Cependant, il ne fallut pas longtemps pour que la blonde reporte son intérêt sur son interlocutrice.

« Mais dit-moi, c'est quoi ton histoire ? »

S'était à la fois de la curiosité et une sorte de déformation professionnelle. Dans son service, s'était presque toujours donnant/ donnant. Cela était presque devenu un jeu entre eux, savoir qui réussirait à avoir ce qu'il voulait avec la plus petite contrepartie possible.

« Et pour ton information, il faut plus que quelques verres pour me saouler, mais j'ai seulement besoin d'être pompette pour revoir mon jugement sur ces messieurs.
Je n'ai pas mis cette robe pour qu'il n'y ait que toi qui profites de cette plastique parfaite.
»

Norah avait retrouvé un peu de son entrain, l'amertume dont elle avait pu faire preuve était retournée en second plan. Son ton était plus joyeux, amusé, un peu taquin.

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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mar 24 Fév - 10:44
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Au vu de la tête de Norah, Abigail regretta d’avoir posé sa question. Cependant, la blonde lui répondit quand même, avec toute une salade de sentiment.
En fait, elle n’avait jamais vu cette Eve. Abi restait rarement dans l’enceinte de Saveus, elle était soit en mission, soit seule à déambuler dans Paris. Le changement radical de vie l’avait un peu transformé, mais elle était certaine que cela reviendrait bientôt « comme avant ».
Du point de vue de miss Lloyd, il y avait autant de jalousie que d’admiration dans les propos de Norah. Elle n’avait fait que suivre sa sœur, comme une petite fille suit son ainée à l’école. La brune n’avait pas de frères et sœurs, elle ne savait pas si elle aurait fait le même choix. A priori, quand on en a, on est plutôt attaché à eux. M’enfin bon : Eve Delahaye, sujet à éviter.

La jeune femme vit bien que sa collègue intéressait un garçon dans la salle, cependant au lieu d’aller le rejoindre ou de faire un commentaire à son sujet, elle lui posa une question.


« Mon histoire ? Tss, je n’en ai pas. Enfin comme tout le monde j’ai un passé, mais le mien est du genre banal tu vois ? Je n’ai pas le mérite de ces personnes qui ont fait de longues études. Moi j’ai arrêté le plus tôt pour rentrer dans la vie active au plus vite. J’étais avec ma bande de pote, à New York, on sortait quasiment tout le temps, on ne se lâchait pas. J’ai eu des petits copains par-ci, par-là… Tu sais qu’avant j’étais vendeuse dans un magasin de sport ? –elle soupira, nostalgique- En fait j’ai l’impression que ma vie s’est terminée et a commencé en même temps lorsque je suis rentrée au club, enfin, c’est lui qui m’a contacté. Ce genre d’instant où tu as tous laissé tomber coté sociale, mais qu’en même temps les choses palpitantes ont commencé. Mais bon il faut savoir tourner la page. Le « mal » est fait. On ne m’a rien proposé pour que je vienne ici plutôt qu’ailleurs. J’ai suivi mon…. Destin ? On va dire. »

L’agent de Saveus se fichait bien de raconter ou non sa vie à l’un de ses « confrères ». Elle l’aurait fait même si Norah n’avait rien voulu dire. De toute façon, le passé n’avait plus rien à voir avec le présent lorsqu’on entrait dans une organisation. C’était comme si on s’ouvrait à un autre univers, on avait le privilège de connaitre la dure réalité du monde. C’était tout de même incroyable que les simples civils ne soient au courant de rien vu le nombre d’agents que comptait chaque organisation. Abigail se demandait si le Président des Etats-Unis était au courant… Surement, enfin d’après les films seulement donc bon…

Par contre Abigail était très curieuse et une question la démangeait depuis le début. Il fallait qu’elle aborde de nouveau le sujet sans faire repartir Norah dans sa bulle dépressive à propos de sa sœur.


« Dis-moi, avec tout ça je ne sais toujours pas quel est ton don. »

Puis Norah décida de refermer la parenthèse en reprenant le sujet principal de cette soirée. La brune y répondit avec un sourire en coin.

« Boarf, c’est pas pour te vexer mais je me fiche un peu de ta plastique. Une poitrine j’en ai une aussi, si je veux en voir j’ai qu’à me regarder dans un miroir ! » Elle rit à sa subtile blagounette… « Alors ? Tu ne veux pas aller rejoindre ce bel inconnu qui t’as fait signe tout à l’heure ? Profites-en, moi je ne pense pas qu’un de ces mec sera intéressé par ma « douce » personne. Je ne suis en général pas au gout de ces messieurs. J’attire plutôt les originaux. Garçon, un verre de vodka pour la jeune fille malheureuse que je suis ! » Et elle dit cette dernière phrase en Français avec son accent fort Américain, sur le ton de la plaisanterie.


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mer 25 Fév - 13:28

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Norah ne put retenir son rire. La remarque sur sa plastique était plus pour l'amusement, pour affirmer son côté sure d'elle et en aucun cas une insinuation à l'égard de son interlocutrice.

« Je me doute bien que tu te fiche de ma plastique. Ou alors je devrais retourner un peu en formation. »

Raté une chose souvent aussi évidente aurait été un comble pour l'agent de renseignements qu'elle était. En même temps elle n'était pas en mission, pas aussi attentive.

« Tu sais, mon don est un peu plus visible, il est plutôt du genre qui fait tiquer les gens quand il est utilisé en public, du moins quand le publique est encore sobre. Mais il est très adapté à mon travail. »

En même temps qu'elle parlait une tache de couleur rose très vive apparaissait à la pliure entre son cou et son épaule, s'était l'endroit le plus discret que la jeune femme pouvait trouver. De cette manière Abigail pouvait très bien voir ce qui se passait sans pour autant prendre le risque de trop attirer l'attention sur elles.
Cette tache grandissait à chaque mot, prenant une texture un peu granuleuse comme une roche friable et changeant parfois de couleurs pour un bleu turquoise tout aussi flashy. Puis quand Norah eut fini de parler tout s'effaça comme si ça n'avait existé.

L'histoire d'Abi avait quelque chose de triste, surement plus que celle de la blonde. Certes, le fait qu'Eve soit le chouchoute pour d'obscure raison n'était pas vraiment réjouissant, mais au moins Norah n'avait pas du tout quitté pour entrer dans un monde complètement nouveau et hostile. Elle était déjà à une période charnière sa vie quand cela s'était produit.

Mais les deux agents n'étaient pas là pour déprimer, ressasser le passé, elle était là pour sortir de la routine et s'amuser un peu.

« Tu m'as demandé plusieurs fois si je voulais chasser ce soir. Mais tu ne m'as pas dit si tu comptais le faire. Est-ce qu'il a une proie à ton goût dans la salle ? »

Le sujet de conversation le plus frivole du monde.

Dans le club la vie suivait sa cour. Un groupe d'hommes était enté, un peu plus bruyant que la moyenne, déjà un peu alcoolisée que la moyenne. Ils s'étaient mis accouder au bar pour commander encore un peu plus de boissons. Cependant, il ne s'était pas vraiment gênant, du moins pas pour l'instant.
Dans le groupe un d'entre eux n'avait pas l'air dans son assiette. Il avait l'air fatigué, malade et un peu agressif, il réagissait plus au quart de tour que ces camarades.
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Sam 28 Fév - 13:53
Saturday Night Fever.
Janvier 2091
▼Norah Delahaye▼

Alors que l’agent Lloyd avait posé la question sur le pouvoir de sa collègue, Norah pencha un peu la tête en arrière, et elle put alors constater qu’une tache de couleur se former et fluctuer de teintes et de textures différentes. Elle fut clouée au spectacle un petit instant, sans trop attirer l’attention cependant. Norah avait donc le pouvoir d’adaptation, c’était un don fabuleux qui pouvait d’après Abigail faire sortir les gens de beaucoup de situations dangereuses ou bien très embêtantes. Quand elle réfléchissait, elle trouvait que son propre don était plutôt efficace, bien qu’elle aurait préféré certains autres. En fait tous avaient leurs avantages. Ils avaient aussi des inconvénients, néanmoins elle trouvait qu’ils étaient moindres pour chaque pouvoir. Après tout avoir de tels dons ne pouvait être qu’avantageux face à des humains normaux. Mais il était vrai que la télékinésie était quelque chose qui passionnait la jeune femme. Pouvoir savoir ce qu’on pensait d’elle en un instant, le mystère de la société levé pour une personne. Ou bien pouvoir contrôler la technologie rien qu’en touchant les objets adéquats, ah ça faisait rêver. Elle avait pourtant hérité du pouvoir du flemmard. Chez elle, Abi ne se déplaçait quasiment jamais, il lui suffisait de faire venir ses objets à elle. Bon c’était un joyeux bordel du coup… Mais on ne pouvait pas tout avoir. De toute façon c’était aussi rapidement rangé quand il le fallait.

Norah lui demandait si elle était intéressée par un homme dans la pièce. Abigail observa alors l’étendu de la salle détaillant quelques hommes avec plus d’intérêt que d’autres. Il y avait bien ce grand blond là-bas, avec son air mystérieux et calme. Enfin, elle n’était pas du genre à aller aborder un homme n’importe quand et n’importe comment, juste comme ça. Elle le montra tout de même à sa collègue.


« Le blond dans le coin, tu ne le trouves pas mignon ? Il me laisserait presque rêveuse ! »

Elle sourit en coin. Elle ne portait pas vraiment d’intérêt aux gens juste parce qu’ils étaient beaux. Il fallait qu’ils aient ce petit truc en plus, qui faisait qu’elle les appréciait beaucoup. Bon elle ne disait pas non plus que seule la beauté intérieure comptait, elle ne sortirait pas non plus avec un moche.

« Mais bon, ce n’est pas mon genre d’aller draguer comme ça. »

C’est alors qu’une bande rentra dans la salle et vint s’installer au bar. Ils étaient déjà un peu alcoolisés. Ils faisaient surement une tournée des bars. Un verre à chaque fois, bonjour pour rentrer chez soi après ça. Cela dépendait aussi du nombre de bar dont disposait la ville. Et vu la taille de Paris…
L’un parmi eux n’avait pas l’air dans son assiette, il devait tenir un peu moins l’alcool que les autres… Ou alors… non ça ne servait à rien de faire des fabulations. Par contre Abigail pouvait jouer avec lui un peu… et donc remontrait l’utilisation de son fameux don. Elle donna un coup de coude à Norah, et pas pour lui demander de l’aide avec la langue française. Elle lui montra du menton le type et ses chaussures. Par télékinésie, elle défit les lacets du type et les nouas entre eux pour qu’il puisse gentiment venir coller sa tête contre le sol lorsqu’il déciderait à bouger. Cela ressemblait à une mauvaise blague faites par les racailles de collège, mais Abigail se fichait bien d’être méchante avec lui. Après tout, c’était juste pour s’amuser un peu. « Hum ok, peut-être que les racailles pensaient comme ça justement… » Se dit-elle. Cela avait surtout l’air dangereux vu l’agressivité qu’on pouvait lire dans le regard de cet homme. Abigail n’avait pas l’air de prendre ça trop au sérieux.



HRP : J'ai eu du temps dans le train :p


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Dim 1 Mar - 16:09

Saturday Nigth Fever
Abigail et Norah - Dernier tiers de Janvier 2091



Occupée à scruter le blond qu'Abigail lui avait désigné Norah ne prêta pas vraiment attention à la bande de mecs un peu ivre qui était entrée. Il fallut que son interlocutrice lui donne un coup de coude pour qu'elle remarque le groupe au bar.

Au début il ne semblait rien y avoir d'anormal pour la blonde, juste des hommes un peu avinés, le genre qui devait avoir fait la tourner des bars. Puis il y eut un petit accident, rien de bien grave, l'un d'eux poussa l'autre sans faire exprès et le poussé s'étala de tout son long sur le sol. Il se releva non sans mal, en fait ses lacets avaient été noués entre eux, puis se jeta violemment sur ce qui devait être son ami, il y avait moins de trente secondes.

La bagarre fut vite maîtrisée et l'homme mit dehors. Cependant, avant d'être jeté hors de la salle Norah pu voir que quelque chose de sombre coulait de son oreille. De son nez cela aurait pu être compréhensif, la violence due à l'alcool, un coup malheureux sur le visage... Mais l'oreille.

Tout cela était plus qu'étrange, pourquoi il fallait que ça tombe un soir de détente ?!
Ce n'était techniquement pas son problème, mais vu l'évaluation que la blonde s'était prise, gagné quelque points en gérant une crise inopinée ne lui ferait pas de mal. La picole pouvait attendre.

La jeune femme soupira.

« L'abruti bourré ne me dit rien qui vaille.»

Il serait surement capable de blessé grièvement voir peut-être même de tuer ses camarades si la crise n'était pas contrôlée.

La jeune femme sortie rapidement. Ils n'étaient pas devant le club, surement escorter par les vigiles au bout de la rue. Les talons hauts ce n'était pas pratique pour filer quelqu'une même si il ne s'agissait que d'un groupe d'hommes ivre. L'avantage, c'est que ce genre de cible était plutôt bruyante. Norah n'eut pas de mal à les retrouver.

Ils n'étaient qu'a quelque rue. Visiblement le corrompu présumé avait réussi à refréner sa pulsion au prix de vomir tripes et boyaux dans une petite ruelle sous le regard incompréhensif de ses camarades.

L'agent de renseignements s'ébouriffa les cheveux, et prit son plus bel air innocent et un pue bête avant de s'approcher du groupe d'hommes.

« Salut les gars. Il est comme ça depuis longtemps votre copain ? Ça n'a pas l'air d'aller. »

Cela ne servait à rien de brusquer les choses, tant que la violence de la corruption restait modérée, il ne valait mieux pas attirer outrageusement l'attention.
Sans compter qu'elle n'était pas vraiment en tenue pour se battre et que si on pouvait emmener tout le groupe au QG sans faire preuve de violence cela serait une grande facilité et un grand plus.


HRP: Je t'aurais bien impliquée plus, mais Norah et le travail d'équipe .... xD
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mer 4 Mar - 10:16
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Finalement l’homme agressif se fit pousser par l’un de ses potes, et énervé, il sortit du club. Norah l’avait regardé avec attention, semblant remarquer quelque chose. Abi observa à son tour mais ne vit rien en particulier, il était déjà près de la porte quand elle avait vu que sa collègue l’avait détaillé du regard.

« Euh bizarre tu dis … ? Hey ! Norah ! »

La blonde sortit du bâtiment, à la poursuite du type. Abigail se leva de son siège et se souvint qu’elle n’avait pas payé son verre et Norah probablement pas non plus.

« Rhaa Delahaye, je ne savais pas que c’était ton type d’homme, enfin quand même… »

Elle sortit son portefeuille rapidement pour en sortir maladroitement quelques pièces qu’elle posa sur le bar avant de sortir à son tour, prenant son manteau au passage. Elle ne remarqua pas que le blond qui l’intéressé quelque peu l’avait remarqué lorsqu’elle avait quitté le club à son tour.

Abigail scruta dans toutes les directions, sa collègue n’était déjà plus en vue. Par contre il y avait quelques traces au sol, et la jeune femme s’accroupit pour les examiner. Cela ne disait rien qui vaille. Elle enleva ses chaussures pour pouvoir courir et suivre sa collègue. Devrait-elle prévenir Saveus qu’il y avait un possible souci ? Elle hésitait en poursuivant le chemin. Elle le ferait s’il y en avait vraiment besoin.

Elle arriva enfin dans une ruelle où se trouvait Norah et… Houla, six hommes supplémentaires dont le petit bonhomme du club. L’agent Lloyd s’était rapidement mis à couvert derrière le mur du virage et gardait un œil sur la situation. Est-ce que sa collègue était folle ou bien… ? Abigail ne pouvait pas intervenir ou bien les hommes penseraient à mal. Il fallait qu’elle la laisse seule pour le moment, qu’elle n’intervienne que si elle n’en avait vraiment besoin pour ne pas mettre de l’huile sur le feu.
« Je sais qu’il faut risquer sa vie sur le terrain, mais je crois que tu vas un peu loin, Miss. » Elle ne connaissait pas les aptitudes physiques de sa collègue. Elle pourrait se fondre dans le paysage et se cacher au cas où, enfin… peut être.
« Merde ! Je ne la connais pas assez, et à cause de ça je pourrais manquer une occasion de lui venir en aide ou bien la mettre dans le pétrin avec mes faits et gestes ».
La brune écarta sa jupe pour venir chercher deux couteaux accrochés à ses bas. Finalement elle se transformait peut être en James Bond Girl… Mais ce n’était pas le moment de plaisanter. Abi pourrait faire voler ses couteaux pour aller blesser ou tuer ces hommes. Il fallait absolument qu’elle ait un œil sur ce qui se passe puisqu’elle risquait de blesser Delahaye. Néanmoins, comme pensée précédemment il ne fallait pas qu’elle bouge d’un pouce. Elle scrutait aussi dans le noir les autres ruelles, faisant le guet.

Abigail n’hésita plus, elle prit son oreillette et l’ajusta. Elle préférait contacter Saveus pour rien plutôt que de ne rien n’avoir fait et voir ici s’éteindre son amie plus qu’imprudente.


« Ici Lloyd, il y a un problème. Préparez-vous à envoyer des renforts, nous allons surement en avoir besoin. » Informa-t-elle à voix basse.

Elle leur indiqua leur emplacement et prévint de surtout n’intervenir que si elle le demandait. Par chance, l’organisation n’était pas très loin d’ici.




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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Lun 9 Mar - 13:02

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Norah avait une conception bien personnelle du danger. Consciente de ses capacités, elle avait tendance à se surestimer quelque peu, ou à sous-estimer la gravité de la situation, les deux points de vue étaient valables.
Pour elle, clairement, les six hommes bourrés et le corrompu ne corrompu qui vidait le contenu de son intérieur ne représentait pas vraiment une menace imminente. Bourrés ils avaient surement l'esprit embrumés et il ne verrait qu'en elle la blonde bien roulée ... et c'est à peu près tout.

D'ailleurs celui à qui elle avait parlé la regarda d'un air embêter pendant quelques instants. Une fille comme ça, qui les abordait comme ça ce n'était pas très courant.

« ... euh, bah je sais pas, il a été bizarre toute la soirée. D'habitude, c'est un sanguin, mais là, il part vraiment pour rien... euh mais dis-moi t'es toute seule. »

L'interlocuteur de la blonde tenta de lui faire une expression dragueuse, cependant, cela ne fut pas très réussi. Il fallait aussi dire qu'elle n'en avait rien à faire. Norah commença à se s'approcher du violent, un peu l'écart du groupe.

« Tu devrais pas y aller il est pas dans son assiette. »

Tenta de prévenir un autre membre du groupe il semblait un peu moins imbibé que les autres.

« Je ne suis pas aussi sans défense que j'en ai l'air. Ne t'inquiète pas. »

Comme tout agent de terrain qui se respectait, la jeune fille était au moins capable de mettre hors d'état de nuire un homme. Un corrompu s'était plus compliqué, pourtant à voir la tête de ce dernier il semblait combattre ce qui le rongeait, ce qui en soit était un combat perdu d'avance à ce stade, mais qui donnait à l'agent un peu de temps.
Il ne semblait pas loin de basculer, cela pouvait se produire à chaque instant, il fallait soit l'éloigner de ses compères, soit trouver un moyen de faire fuir ces derniers. La blonde sorti son téléphone pour contacter le QG.

« Bonsoir, interne Delahaye, j'ai un cas de rage noire j'aurais besoin d'une équipe d'intervention, vous avez ma position ? Ah, et si vous pouviez contacter Lloyd... »

Cela aurait tué la jeune femme d'admettre qu'un peu d'aide, mais il était vrai qu'il fallait mieux parer à toutes éventualités.

Le groupe d'hommes était perplexe face à ce coup de fil, il regardait l'agent Delahaye comme si elle portait un costume de lapin en polaire rose fluo. Elle sentit qu'il était le temps de se justifier et de justifier sa présence ici.

« Je suis interne dans un hôpital de Paris, votre ami à tous les symptômes d'une maladie assez rare mais très dangereuse appelée la rage noire. Je vous avais repéré dans le dernier club que vous avez fréquenté.
Cette maladie peut être contagieuse, mais surtout très dangereuse pour les proches, car elle rend le patient très violent, et efface tout discernement. »


Pendant ce temps, au QG on préparait une expédition de fausse intervention d'une ambulance. On avait contacté Lloyd pour lui dire de rejoindre sa coéquipière de fortune. Pour tenter de contenir le corrompu ou de faire partir ses amis.
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Sam 14 Mar - 21:54
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Abigail écoutait et observait attentivement le groupe d’homme ainsi que Norah, prête à s’élancer à sa rescousse si nécessaire. Elle avait l’air de discuter avec eux, l’air de rien.
Interne dans un hôpital de Paris hein ? Et les internes sortaient souvent en robe de soirée pour faire la fête c’était bien connu… Bon sang, heureusement qu’ils étaient bourrés…


Son appareil de communication sonna dans son oreille et elle décrocha d’une pression sur celui-ci.

« Oui ?
- L’agent Delahaya à quelques soucis sur le terrain et vous demande de la rejoindre. Aidez la à contenir le corrompu et faites en sortes que personne ne soit témoin des événements.
- Entendu. »

Elle avait déjà prévenu Saveus mais visiblement ils n’avaient pas été très rapides pour faire propager la communication. Ou bien grâce à elle, l’équipe qui viendrait les aider serait plus vite préparée…

Elle devait donc trouver un moyen de faire fuir cette bande. Elle n’avait pas vraiment la carrure pour venir leur faire peur. Ils n’allaient surement pas la voir comme une grande menace, c’était la plupart du temps le cas quand on mettait une femme devant un groupe d’homme… Elle pouvait néanmoins leur faire peur sans se montrer.
Lloyd s’éloigna alors, pour la bonne cause, une ruelle plus loin. Elle toussota un peu et s’éclaircit la voix. Il fallait pousser ses cordes vocales au maximum. Elle inspira un grand coup, avant de tout relâcher dans un cri strident de détresse. Comme celle d’une jeune femme qui se faisait agresser oui…
Elle se sentait ridicule cependant, un tel cri dans la nuit, aussi près d’eux… Cela ne devait pas les laisser indifférent. Plusieurs options s’offraient à eux :
- rester où ils étaient, en silence et attendant.
- Partir en courant le plus loin possible du cri
- Aller secourir la jeune femme qui criait.

Cela faisait deux chances sur trois que ça n’aille pas, enfin s’il se rendait compte, pour le troisième, que c’était la jeune femme qui avait fait un coup monté.

Elle scruta la voie du retour avant de s’y engager. Elle arriva rapidement au point de départ, en observant ce qui restait ou pas du groupe d’homme. Ils étaient partis apparemment, à savoir si cela avait fonctionné ou si c’est Delahaye qui les avait fuir.
L’ambulance arriva en même temps qu’Abigail prête à s’occuper du corrompu, bien qu’elle soit plus habillée pour sortir en boite que pour agir en tant qu’agent de terrain. Meme si parfois c’était lié… il fallait tromper les gens… Ils étaient des cachottiers.


« Désolée d’avoir mis tant de temps… Tout va bien ? »



[HRP : Désolée j'ai eu du mal à trouver des choses intéressantes à dire, alors ça doit être un peu pourri et j'en suis navrée (aussi pour ça que j'ai mis du temps T.T) encore désolée !]


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mer 18 Mar - 15:10

Saturday Nigth Fever
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Norah attendait la venue de la fausse ambulance quand le cri retenti. Il venait d'une rue à un ou deux immeubles d'ici. La poisse, les compagnons du corrompu se précipitèrent pour aller aider la gourde sans cervelle qui hurlait à la mort. Cela aurait pu paraître une bonne nouvelle, plus d'hommes avinés à surveiller, mais au fond ce n'était pas bon du tout dans le sens ou tous ces joyeux compagnons étaient potentiellement contaminés par la corruption et qu'il valait mieux s'assurer de leur bonne santé avant de les relâcher dans la nature.

Elle ne pouvait pas partir, pas avant que Lloyd ait ramené son popotin !
La brune fit son apparition presque en même temps que les renforts. S'était bien utile de l'avoir demandé. Enfin, la mauvaise foi de Norah n'était plus à prouver, donc quoi qui se soit passé, étant contrariée, rien n'aurait été.

« Ils ont tous parti à cause d'une grognace qui à hurler à s'en déchirer les poumons. On devra les poursuivre vu qu'ils n'ont pas été testés pour la contamination à la corruption. On ne sait pas depuis combien de temps leur pote ... Suintait. Si ça trouve ça fait plusieurs jours que ça lui arrive et l'un d'entre eux a pu s'en mettre sur les doigts. Ou ailleurs, mais je n'aimerais autant pas le savoir ... »

Pendant que l'agent Delahaye briefait sa collègue, un autre agent s'était approché du corrompu, qui avait fini de vider le contenu de son tube digestif sur le bitume.

Les deux jeunes filles n'entendirent qu'un gros bruit métallique. La blonde se retourna pour voir que l'agent avait valdingué au travers de la ruelle pour atterrir sur une benne à ordures, il était sonné.

Le corrompu, lui avait définitivement basculé, la substance noire sortait par ses yeux et sa bouche. Il poussa un cri puissant avant de se sauver comme si sa vie en dépendant. D'ailleurs, sa vie en dépendait.

C'est là que Norah se maudissait d'avoir voulu faire l'intéressante en portant des talons hauts. Marcher vite, trottiner, ou courir sur une courte distance, s'était possible, mais poursuivre quelqu'un ... Ça allait être tendu.

« Vous avez des armes ? »

Demanda-t-elle aux agents venus avec l'ambulance.
Déjà que la tenue n'était pas vraiment à son avantage, au moins qu'elle ait une manière un peu plus efficace de se défendre.

« Nous allons chercher les compagnons de beuverie du corrompu, pendant que vous le traquerez. »

Ils étaient quatre, deux d'entre eux donnèrent à l'agent Lloyd et à l'agent Delahaye leurs armes de service. Ils n'en avaient techniquement pas besoin pour gérer cinq adultes avinés, surtout que rien n'indiquaient qu'ils étaient particulièrement agressifs.

Après avoir vérifié que son arme était bien chargée, Norah s'engagea dans la ruelle. Seulement éclairé par les lumières qui venaient des rues qui l'encadraient, elle n'était pas si glauque, seulement un peu sale.
Elle était relativement longue et tournait pour déboucher sur une artère un peu plus animé en cette heure de la nuit. Il s'agissait de l'entrée de plusieurs clubs et boîtes de nuit.

Quelques hurlements apeurés retentir dans cette direction. La soirée de la malchance continuait.

Quand la blonde arriva sur les lieux, le corrompu était au prise avec un videur.

« Ne le touchez surtout pas, il est contagieux ! »



[HRP: L'arme qu'il te donne est une arme de poing.]
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Sam 28 Mar - 23:50
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A priori son plan avait fonctionné… Et la façon de dire de Delahaye la gêna un instant avant qu’un sourire n’apparaisse sur son visage. Si seulement elle savait !
Bon par contre il y avait un point négatif à tout cela. Abigail n’avait pas pensé au fait que les gars pouvaient être corrompus ! Et pourtant c’était la première chose qui devait passer par la tête d’un agent ! Quelle erreur de débutant… On pourrait mettre ça sur le compte de la fatigue mais bon, elle avait fait un pas de côté, et elle détestait ça.


« Ouais moi non plus je n’aimerai pas le savoir… Tu as de ces idées Norah… Bon va falloir aller récupérer les grands gaillards. Ils ne doivent pas être loin, si on se dépêche on les aura rapidement ! »

Entre temps, un agent était sorti de la camionnette et venait s’occuper du corrompu qui avait l’air un peu mal en point, juste un peu ! La brune l’avait suivi du regard et avait donc assisté en direct au décollage incroyable de son collègue alors que le corrompu s’était énervé sur lui. Sur une note sur dix, le lancer valait bien onze !
Mais trêve de plaisanterie, la force d’un tel homme était phénoménale et le pauvre agent avait dû en prendre plein la gueule. Cependant le regard de tout le monde s’était reposé sur le corrompu qui suintait de partout, et qui avait poussé un cri monstrueux avant de s’enfuir.
Abigail avait voulu le poursuivre mais l’un des autres agents l’avaient retenu par le bras pour l’en empêcher.


« Vous avez des armes ? »

En effet elles n’en avaient pas, enfin pas d’arme à feu. Ce n’était pas avec des couteaux qu’elles pourraient faire respecter l’ordre. Même si, il fallait l’avouer, ce n’était pas aux agents de Saveus de le faire. Ils leur donnèrent leurs armes de service, des armes de poings. A présent les deux jeunes femmes ressemblaient réellement à des James Bond Girl ! Robe de soirée, et flingue à la main.

Abigail suivait Norah sur ses talons, à l’affut, observant de tout coté. Les fines lumières jaunâtres laissaient encore quelques endroits obscurs et donnaient une ambiance assez malsaine. Elles l’avaient suivi pendant un petit moment avant d’arriver dans des rues plus vivantes. Abigail cachait tant bien que mal son arme pour éviter d’inquiéter les quelques personnes qui passaient une bonne soirée. IL y avait au moins des gens qui passaient une bonne soirée ce soir… Mais c’était mauvais pour tous ces gens qu’ils aient croisés le corrompu, surtout à ce niveau de corruption.

Quelques hurlements leur indiquèrent où leur proie s’était dirigée. Il tentait de rentrer dans une nouvelle boite de nuit, mais le videur n’avait pas très envie de le laisser faire. Vu la mauvaise mine qu’il avait en même temps, c’était concevable. Norah les averti qu’il ne fallait pas le toucher ou l’approcher, cependant c’était compliqué pour ce videur.
De plus, elles ne pouvaient donc pas le toucher elles aussi…
Abigail ne pouvait pas tenter de les séparer grâce à sa télépathie puisqu’ils étaient tous les deux plus lourds qu’elle.
Finalement elles auraient plutôt du avoir des tazers au lieu de leurs armes de poing. Il ne fallait pas tuer le corrompu…

Elle pouvait encore utiliser ses couteaux pour le blesser et l’empêcher de continuer, sans pour autant lui mettre une balle entre les deux yeux…


« Ecartez-vous ! Ecartez-vous ! » Disait-elle en écartant les bras et essayant de « balayer » les gens.

Abigail avait profité du désordre pour envoyer ses couteaux entailler l’arrière des genoux du corrompus, en espérant qu’il se calme un peu et que personne n’ait vu ce qui venait de se produire. Au pire ils se diraient qu’ils avaient trop bu.
La douleur devrait normalement le faire tomber à genou ou bien… Oui la corruption pouvait le supporter peut être elle ne savait pas vraiment ce qui pouvait se passer. Si le résultat escompté n’arriva pas, elle irait se jeter sur lui pour le mettre à terre !



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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Dim 29 Mar - 20:24

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Mieux valait affoler un peu les foules que risquer d'avoir une dizaine de potentiels corrompus sur les bras. D'ailleurs, la foule s'était dispersée formant vaguement un cercle de cinq bons mètres autour du corrompu et du vigile.

Tandis que Lloyd était occupé à tenter de neutraliser l'élément perturbateur Norah avait attrapé le vigile qui semblait être en état de panique avancé. En même temps qui serait complètement zen après avoir entendu que le gars avec qui vous vous battiez quelques secondes plus tôt était contagieux et visiblement pas d'une petite maladie béguine ?

« Une ambulance est un peu plus loin, dites leurs que vous avez touché le malade. Ils vous prendront en charge. »

Le temps qu'il s'éloigne que le corrompu avait un genou à terre, du sang coulait le long de sa jambe au sol. Visiblement, Abigail avait coupé un tendon. Foutu pour foutu ... On ne pourrait jamais soigner ce pauvre bougre avec toute la bonne volonté du monde. Au mieux ce qui l'attendait était une balle entre les deux yeux et au pire une série de tests pas forcément très agréables avant une injection létale. Laquelle de ces deux options était la plus humaine ou la plus utile ?
Ce n'était pas vraiment le débat de la soirée. Par contre si on demandait laquelle était la plus efficace et plus probable il y avait une grande gagnante !

Il était impossible de l'exécuter ici, et le rapatrier vers l'ambulance était maintenant une mauvaise idée. Autant éviter d'autres contacts entre les potentiels corrompus et le corrompu jusqu'à l'os.

Une idée, vite une idée avant qu'il ne se vide de son sang sur place. Au moins, le problème serait réglé. Quoi qu'avec la Corruption on était sûr de rien avec un peu de malchance cette souche pourrait relever les morts. Mais mieux valait ne pas avoir des pensées aussi négatives.

Il fallait trouver un moyen de l'éloigner pour au moins s'assurer qu'il meurt bien. Il y avait eu cinquante occasions de lui tirer dessus quand il était tombé. Mais mettre une balle dans la tête d'un homme comme ça en pleine rue face à au moins une bonne trentaine de témoins pas assez ivre pour oublier cette soirée pouvait être mal perçue.

Mais le condamner changea la donne en une fraction de seconde. Il se releva sur sa jambe encore en état et se donna une grande impulsion pour se jeter sur L'agent Lloyd. Ce n'était plus le moment de tergiverser. Norah tira dans le genou encore valide du corrompu avec l'arme qu'elle dissimulait tant bien que mal depuis qu'elles étaient entrées dans la rue passante.

Il retomba lourdement sur le sol. Là s'était certain dans quelques minutes, il allait mourir d'anémie. Pour un raison qui lui échappait la foule semblait moins scandalisée par cette perspective de mort douloureuse et dégradante que par celle propre et nette d'une balle dans un organe vital.

« Appel pour qu'on vienne le récupérer, on ne peut pas le laisser là. Et demande à ce qu'il y ait une cellule d'aide psychologique. »

L'aide en question allait être quelques télépathes de garde qui allait broyer le souvenir des gens présents. Pas besoin de solution plus radicale, le nom de Saveus n'avait pas été prononcé. Ces deux jeunes femmes auraient très bien pu être des policières coursant un criminel... Enfin un criminel contagieux.

Le ton n'était pas spécialement sec, mais on sentait bien que Norah n'avait pas très envie de la faire. Elle allait déjà se faire taper sur les doigts en rentrant pour avoir tiré elle ne tenait pas à passer elle-même le coup de fil qui l'incriminerait.

En attendant, elle s'approcha du corrompu qui gisait en essayant tout de même d'avancer tant bien que mal.



[HRP: j'ai tester ton code tout à l'heure il fonctionnait très bien :/]
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mar 31 Mar - 13:19
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▼Norah Delahaye▼

Le pauvre Vigile… Le corrompu n’était pas beau à voir et on venait de lui dire que c’était très contagieux, pas étonnant qu’il fut paniqué et qu’il courut chercher l’ambulance dont lui avait parlé Norah.

Abigail avait quant à elle, fini d’avertir la foule et pouvait maintenant observé ce qu’elle avait réellement infligé au « malade ». Elle avait réussi à lui couper un tendon, et le type ne pourrait jamais le retrouver. De toute façon l’agent Lloyd savait bien ce qui attendrait le corrompu. La corruption était bien trop grande pour réussir à le soigner. De toute façon on ne soignait jamais un corrompu… en général on les tuait ou bien on les mettait en cage pour leur faire ensuite subir tout un tas de test de laboratoire, comme s’il s’agissait de cobaye. Après tout, ce n’était pas illogique. Ce n’est pas comme si on pouvait leur faire faire une thérapie avant de les relâcher au beau milieu de la ville.

Les deux agents pouvaient maintenant appeler une deuxième ambulance pour qu’elle vienne rapidement chercher le corrompu après lui avoir injecté un genre de… calmant super puissant ? La situation était délicate et Norah avait l’air de réfléchir à une solution. Abigail rappuya alors sur son oreillette dans le but d’appeler Saveus.

C’est alors que l’appel décrochait qu’elle vit le corrompu lui sauter dessus. Elle n’avait pas eu le temps de réagir, elle avait été surprise, certaine qu’il ne pouvait plus faire grand-chose. Le don la protégeait de la corruption, elle ne pouvait pas la choper, heureusement… Sinon elle réfléchirait plutôt à deux fois pour partir en mission. Néanmoins la douleur était présente. Il fallait croire que la corruption et la bénédiction n’étaient pas copines ! La corruption lui brulait la peau, c’était désagréable, et surtout dégoutant.


« Lâche-moi ! » n’eut-elle que le temps de dire, tout en se débattant.

A l’oreillette, la personne du service tentait de savoir ce qui se passait, et où elle se trouvait pour envoyer des renforts. Et d’un seul coup, un coup de feu retentit. Le corrompu lâcha prise et Abi fit quelques pas en avant, avant de se retourner. Elle put voir le canon fumant de Norah, avant de poser son regard sur le type qui se tortillait de douleur. L’agent Delahaye avait par chance bien tiré, parce qu’elle aurait pu se tromper de cible…


« Merci » Souffla-t-elle à l’attention de Norah.
« Appel pour qu'on vienne le récupérer, on ne peut pas le laisser là. Et demande à ce qu'il y ait une cellule d'aide psychologique. »

Pas besoin d’appeler, elle était déjà en ligne… Mais elle hocha la tete avant d’enfin rassurer l’agent au bout du fil.

« C’est bon, c’est fini… Envoyez-nous les Effaceurs ainsi qu’une camionnette pour récupérer le corrompu. »

Pas étonnant que sa collègue ne voulait pas passer l’appel elle-même, au vu de la situation. Ce soir allait avoir un gros impact social et psychologique sur les gens.
Premièrement ils avaient vu un fou malade tenter de tuer des gens ou presque, avant de se faire neutraliser sauvagement par une balle. Mais en plus, cela allait être la panique dans la tête de tout le monde  à propos d’une maladie très grave et très contagieuse. Il fallait espérer que personne n’ai vu et soit parti en même temps.
Cela allait prendre beaucoup de temps aux télépathes de s’occuper de tous ces gens. Pour éviter que tout le monde se disperse, il fallait prévenir la foule de quelque chose… hum…


« S’il vous plait ! Veuillez rester ici le temps que des professionnels viennent vous examiner pour déterminer si vous avez été infecté ou non ! »

Cela devait en convaincre plus d’un d’attendre un peu, vu comment le corrompu avait fini… Enfin fini, il se vidait de son sang, mais personne ne savait de quoi il était encore capable… A présent elle ne quittait pas l’homme malade des yeux, histoire de bien s’assurer qu’il ne tente rien de particulier. Oui, même avec une balle dans le genou, et un tendon de moins dans le deuxième…



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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Lun 13 Avr - 15:09

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Il fallait s'assurer que personne ne parte, mais à deux cela allait s'avérer compliqué.
Norah s'était exilée sur la périphérie du groupe tournant autour à distance respectable, après tout, elle avait été près du corrompu qui était censé être contagieux. La « masse » ne sachant pas qu'elle était immunisée, il valait mieux se comporter comme si elle était potentiellement contaminée pour ne pas attirer les soupçons.

Il y eut bien deux trois personnes qui essayèrent de partir, mais la plupart étaient bien trop anxieux pour essayer de s'éclipser.

Pendant ce temps le Corrompu agonisait plus ou moins bruyamment. Cela ressemblait plus à un râle furieux qu'à un déchirant cri d'agonie. La Corruption coupait-elle tout signal de douleur qui était coupé du cerveau ?

Il fallut un petit quart d'heure pour que les seconds renforts arrivent. Le supérieur direct d'Abigail était là. S'était une intervention d'urgence assez importante.

Norah soupira de soulagement, au moins ce n'était pas son supérieur à elle qui était venue. Vu les bourdes quelle avaient accumulé ces derniers temps ... Aurait-il seulement essayé de comprendre ce qui s'était passé ?
Les scénarios les plus pessimistes lui disaient que non, mais les plus optimistes lui disaient que ... Peut-être. Mieux valait ne pas trop y croire autant être agréablement surpris que déçue.

Tandis qu'une bonne quinzaine d'agents s'afféraient à gérer la crise, ce qui consistait entre autres, à ramasser la pauvre victime qui était tombée dans l'inconscience faute de sang.

Un homme, d'une bonne quarantaine bien tassée, du genre qu'on n'avait pas vraiment envie de contredire, notamment par peu de prendre une gifle qui aurait pu faire sauter quelques dents.

« Agent Lloyd comment en est-ton arrivé à un corrompu agonisant sur le sol dans son propre sang avec un certain nombre de badauds pour l'observer ? »

Sa voie n'était pas vraiment menaçante, ni agressive, il voulait visiblement simplement avoir la version de son sous-fifre sur la situation qu'elle avait vécu alors que lui venait juste d'arriver.

D'un peu plus loin, l'agent Delahaye regardait la scène attendant de voir comment son acolyte forcée de ce soir allait dépeindre le tableau. Percher sur ses talons hauts personne n'osait vraiment lui demander un coup de main. De toute façon qu'aurait-elle bien pu faire elle n'avait ni le savoir-faire, ni les dons pour gérer les petits bobos psychiques des gens présents.

Se sentir aussi impuissante et inutile était vraiment désagréable pour la jeune femme.



[HRP: Désolé, j'ai été très demandée ce mois-ci x.X]
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mar 14 Avr - 14:28
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▼Norah Delahaye▼

Et les professionnels ne tardèrent pas à arriver. Entre temps, Abigail avait continué d’avertir le public autour qu’il ne fallait pas partir avant qu’ils soient sûr qu’ils n’aient pas été infecté. Saveus avait pris le temps de boucler le périmètre, pour éviter que d’autres gens arrivent et voient et entendent tout ce qui s’était passé.
Et le corrompu ne pouvait pas se la fermer… Il fallait aussi espérer que personne n’avait pris le temps de filmer. Mais l’agent Lloyd imaginait bien que tous les appareils seraient eux aussi bien étudié, et que des Tech se chargeraient de tout supprimer.
Bien que l’Agent soit très sociable, elle n’aimait pas ce genre de situation. Elle préférait agir dans l’ombre plutôt que de faire partie du spectacle que tous ces gens regardaient en ce moment même. Elle avait vu que Norah s’était écartée, avec les gens. En effet toutes les deux avaient été touchées par le corrompu et il fallait jouer le jeu. Néanmoins Abigail devait s’occuper d’autres choses, notamment lorsque son boss se pointa.
Une bonne dizaine d’agents de Saveus étaient en action, bien décidé à régler cela vite fait bien fait. Le désordre se changea en file indienne. Les patients une fois « occulter » pouvaient s’en aller sans revenir dans la zone « infecté ». Ils ne se rappelleraient bientôt plus ce qui venait de se produire.

Abigail se rapprocha donc à pas rapide vers son supérieur et le salua d’un signe de tête. Elle attendit qu’il parle le premier, de sorte à ne pas lui couper la parole. La jeune femme était une grande gueule, mais elle savait bien se tenir face à ses supérieurs, cela évitait des ennuis et aidait à être promu.


« Agent Lloyd comment en est-ton arrivé à un corrompu agonisant sur le sol dans son propre sang avec un certain nombre de badauds pour l'observer ? »

Il était toujours aussi neutre que d’habitude, mais la réponse pouvait bien ne pas lui plaire. Lloyd voulait bien protégé sa partenaire improvisée en fabriquant un mensonge. Mais elle savait bien que dans La Confidence il fallait mieux éviter ce genre de mensonge, sinon cela pouvait apporter des problèmes à l’organisation. Et il ne valait mieux pas que les deux autres prennent de l’avance, surtout Silak.

« Veuillez nos excusez pour le désordre chef, mais le problème nous est tombé dessus alors que nous étions de sortie avec l’agent Delahaye. C’est cette dernière qui a repéré le corrompu et qui est parti le suivre, j’ai suivi ses pas jusqu’à une ruelle. Nous avons ensuite appelé l’organisation, cependant lorsqu’une cellule arriva, le corrompu s’est enfui et nous l’avons retrouvé ici. Il était en prise avec le videur de la boite –dit-elle en montrant la boite de son pouce derrière elle- J’ai tout fait pour le mettre hors d’état de nuire discrètement, hélas cela n’avait pas été suffisant et il m’attrapa, essayant de me contrôler. C’est là que l’agent Delahaye a tiré pour m’éviter trop d’ennui. J’aurai été gravement blessée sans son aide pour sûr.
Et pour tous ces badauds, il y en avait déjà beaucoup dans la rue et ils se sont tous entassés autour pour voir ce qui pouvait bien se passer. A deux nous ne pouvions pas les empêcher tous. Et vous connaissez la suite. »


Pour le coup de la promotion, elles étaient plutôt mal barrées. Avec ce discours, elle avait peut-être un peu aidé sa collègue, mais cela ne dépeignait pas un très beau tableau pour toutes les deux. Il y avait eu son lot d’erreur dans cette soirée, et des agents de Saveus devaient savoir faire face à toutes les situations. C’était, elle le pensait, ce que son patron allait lui rétorquer.
Elle restait en face de son boss, attendant son commentaire ou sa prochaine question. Elle voulait regarder en arrière et voir où était Norah, mais elle se prendrait une mauvaise remarque de son supérieur, et ce n’était pas le moment de lui donner raison quant à son inaptitude…



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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Sam 18 Avr - 17:37

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Norah écoutait au loin, on n'était jamais trop prudent, les responsables pouvaient très bien parler entre eux. Sans compter qu'il lui fallait entendre ce qu'Abigail disait pour ne pas donner un autre son de cloche, cela aurait paru à la fois étrange et suspect, mais sa coéquipière malgré-elle de la soirée n'émis qu'un seul jugement sur ce qui s'était passé, se contentant de décrire les événements avec un ce qu'il fallait de précision.

L'attitude du supérieur ne sembla pas changer, elle n'exprimait rien de négatif ni de spécialement positif, il faisait son travail s'était tout. Était-il tout le temps comme cela ?

« Vous confirmez ? »

Demanda-t-il à la blonde qu'il avait remarqué rôder à quelques mètres derrière l'agent Lloyd. Cette dernière s'empressa de se mettre au niveau de la brune pour parler plus aisément au responsable.

« Tout s'est passé comme dit. Le videur a été envoyé à l'équipe de prise en charge dans la rue suivante. Le Corrompu était avec un groupe d'amis, normalement, ils ont tous été récupérés et seront soumis à analyse pour voir si il n'y a pas un autre corrompu et à un interrogatoire pour avoir des informations sur comment la cible a pu avoir été touchée par la Corruption. »

Delahaye n'en menait pas vraiment large, même si elle le cachait admirablement bien. Sa dernière évaluation avait été proche de la catastrophe et elle espérait que ça ne lui soit pas trop préjudiciable. Meven aimait bien être au courant de tout et tout le monde il lisait un maximum d'évaluation du personnel il ne fallait qu'espérer que la responsable des unités d'intervention ne soit pas comme lui.

Pendant ce temps, le reste de l'équipe se débrouillait pour prendre en charge la foule. Six groupes s'étaient mis en place, il y avait celui qui testait les présents, pour savoir s'ils présentaient des traces de corruption, en profitant pour relever un maximum d'information personnelle sur eux. Les autres étaient des télépathes qui brouillaient les souvenirs de la scène. Ils ne les enlevaient pas, ils les altéraient pour les rendre plus crédibles. Au lieu d'une bagarre entre deux jeunes filles et un homme à l'allure vraiment étrange, on leur proposait plutôt une arrestation un peu musclée d'un type armé et vindicatif par deux flics en civil.

« Bien, je ne dirais pas que vous avez fait du bon travail, ça aurait été le cas si personne ne vous avait vu. Mais au moins vous avez évité la catastrophe, ce qui est mieux que laisser un corrompu agressif dans la nature. »

Le supérieur fit une brève pause avant de reprendre

« Rentrer, votre présence risque de rendre moins crédibles les modifications des souvenirs sur les témoins. Agent Lloyd, vous me ferez un rapport sur cet incident. Agent Delahaye, je transmettrais à votre supérieur ce qui s'est passé, il avisera de ce que vous devez faire lui-même. »

Sur ce, l'homme pris congé. Norah se tourna alors vers son acolyte de la soirée.

« S'était sympa d'avoir essayé de justifier le fait que j'ai tiré sur le Corrompu.
On rentre ? »


Avait-elle proposé d'un ton légèrement enjoué. Pour dire vrai, la blonde avait plus envie d'aller enlever ses talons hauts qui lui faisaient atrocement mal aux pieds.



[HRP: Pardon, pardon, pardon !!!! X.x]
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mer 29 Avr - 20:17
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Son supérieur lui permis alors de se retourner lorsqu’il demanda à Norah de confirmer. Elle n’avait pas remarqué que sa collègue s’était autant rapprochée d’eux, elle avait sans doute été intéressée par ce que Abigail allait dire à son patron. La brune s’était mise de profil pour permettre à Miss Delahaye de s’insérer dans la conversation.
Cette dernière confirma donc les dire de sa coéquipière en ajoutant quelques éléments, notamment que le corrompu avait eu un groupe d’amis etc. Abigail n’avait pas voulu cacher cette information à son boss, elle avait juste voulu faire vite et en venir à l’essentiel au vu de la question qu’il lui avait posé. Lloyd espérait vraiment que les autres membres de Saveus aient réussi à récupérer les hommes qui étaient avec le corrompu avant qu’il ne s’enfuit. Cependant elle avait confiance en son organisation, ils n’étaient pas tous aussi maladroit qu’elle.

Ouais, comment la victime avait-elle réussi à être corrompue ? Bonne question. Elle n’avait pas envie que Saveus découvre soudainement qu’il y avait une source de corruption aux alentours ou au beau milieu de Paris ! Ce serait vraiment difficile de cacher cela aux civils… Et ce soir-là en fut un bon exemple.
En tout cas, Abigail aimerait bien que son patron ne juge pas trop Norah, qui n’était pas de son équipe.

La réponse de l’homme fut un peu rassurante. Même si Abi et lui n’avait pas la même notion de catastrophe. Bon en effet, ça aurait pu être pire. Mais s’ils l’avaient laissé s’enfuir, et qu’ils l’avaient abattu ailleurs ? Certes il aurait eu plus de chance de contaminer des gens… En fait, elle ne savait pas ce qui était le pire…
Si, le pire, ç’aurait été qu’il le laisse filer et qu’il corrompt un nombre conséquent de personne et qu’ils soient obligés de les arrêter devant les médias… Finalement, elle était fière de son boulot. Elles avaient fait au mieux. Tout le monde, dans cette situation, aurait réagi comme elles, la brune en était persuadée. Elle était donc soulagée d’un certain poids. Elles n’avaient pas été si incapables finalement.

L’agent Lloyd salua son supérieur lorsque celui-ci leur demanda de prendre du repos. Elle espérait que la boss de Norah était sympathique… Quand leur interlocuteur fut un peu plus loin, Abi soupira, avant que la blonde vienne lui adresser la parole :


« C'était sympa d'avoir essayé de justifier le fait que j'ai tiré sur le Corrompu.
On rentre ?

- Avec plaisir. J’ai hâte d’aller oublier tout ce qui vient de se passer… »

En parlant de talon, elle s’en rendit compte qu’elle n’avait toujours pas renfiler les siens. Elle remit donc ses chaussures tout en reprenant :

« N’empêche, t’aurai du me dire que t’avais vu un corrompu avant de te barrer comme ça… Je sais pas si on aurait évité beaucoup plus d’ennui mais au moins j’aurai été tenu au courant… Mais bon, s’il t’arrive des ennuis j’irai peut etre toucher deux mots à mon boss, ou au tien s’il faut. On a fait de notre mieux ! Bref, rentrons. »

Abigail prit soin de repartir vers les locaux de Saveus, qui n’étaient pas très loin d’ici, en évitant de croiser les témoins de la scène.

« De toute façon je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire d’autre… »

Pas de doute, cette histoire lui pesait encore sur la conscience. Elle savait qu’elle avait raison, et que ses supérieurs allaient être injustes avec elle. Lloyd continuait le chemin en râlant quelque peu.

« En tout cas, pour une première sortie à deux, c’était mouvementé ! Mais je veux bien recommencer une prochaine fois. Et puis, qui sait ? On sera peut être affecté à la même mission un autre jour. Par contre, promets-moi de ne pas faire partir seule comme tu l’as fait ok ? »

Ça pourrait poser plus de soucis que de solution en pleine mission…

Les portes de Saveus s’ouvrirent pour les deux jeunes femmes et elles revinrent dans le salon où elles s’étaient vues. Abigail regarda sa montre avant de regarder Norah.


« Personnellement, je suis en « vacances », je n’ai pas d’affectations particulières, alors on peut parler encore un peu si tu veux. »

Vu qu’elle n’avait rien fichu de la journée, elle avait encore un peu d’énergie à revendre malgré les événements. Et puis c’était le genre de personne qui était toujours mécontente d’aller se coucher.


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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Jeu 7 Mai - 23:14

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Elles n'allaient pas vraiment se faire prier pour partir. Rester sur le lieu d'un pseudo-échec, ou d'une moitié de réussite, n'était jamais très plaisant. Mieux valait ne pas être là pour se laisser passer sur les doigts après une réaction à chaud, ça faisait souvent bien plus mal que ça ne devrait.

Tout ce qu'Abigail lui racontait Norah l'avait déjà entendu et ce comportement qu'on désignait avait quelque chose de paradoxale. La blonde avait passé toute sa vie en duo, on aurait pu croire de vivre et agir, ou du moins pensé en incluant un groupe devait être facile. Pourtant, cela ne l'était vraisemblablement pas. Les mauvais rapports avaient plus ou moins le même effet que les mauvaises notes motivatrices que les professeurs adoraient donner. Sur le coup ça donnait un léger coup de fouet, mais vraiment parce que s'était désagréable. Puis au finale l'effort pour la dépasser était trop important et le vilain naturel revenait au galop.

« T'en fais pas, les ennuis j'ai bien l'habitude, je ferais encore quelques mois cloués dans l'équipe de logistique du pôle de renseignement. Ne va pas te compromettre bêtement, ne serait-ce qu'un tout petit peu, pour mes conneries. »

Le fait que Norah avait une ambition variable, ne devait pas affecter les autres.
Elle ne promettait rien, autant ne pas prendre un engagement qu'on n'était pas sure de tenir, même si elle ferait surement un effort pour réprimer ses mauvaises habitudes au cas échéant.

« Si tu veux mon avis, après ce demi-échec ils préféreront se flageller avec une cravache enduite de corruption plutôt que de nous revoir ensemble sur le terrain. »

Cette phrase avait quelque chose de juste, mais son ton léger, un peu immature et le petit sourire en coin qu'arborait la blondinette pouvaient presque le faire oublier.

« Et si on allait au sanctuaire ? Au moins, on sera sure qu'aucun Corrompus ne viendra entraver une folle nuit de picole. »

Si on pouvait bien reconnaître quelque chose à l'établissement, à part une décoration pour le moins atypique. S'était qu'il s'agissait bien le seul endroit accueillant de cette foutue planète où on était sure à plus de deux cent pourcent de ne pas croiser de Corrompu.
Son seul défaut est qu'il n'était pas tout près.

Norah sortit son téléphone, elle alla fouiller dans ses applications pour en trouver une qui lui amènerait un taxi à quelques rues d'ici. Ce serait juste assez loin de tout ce remue-ménage pour ne pas contrarier les instances supérieures, mais assez près pour ne pas faire souffrir plus des pieds endoloris pas des talons hauts.

Bien entendu si Abi ne voulait pas venir, elle ne lui en tiendrait pas rigueur.
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MessageSujet: Re: Saturday Nigth Fever [Abigail] Mer 13 Mai - 16:29
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Abigail avait écouté sa camarade tout le long de la route. Elle en avait appris un peu plus sur elle.

« Et tu fais quoi de beau dans l'équipe de logistique du pôle de renseignement ? ça m’as l’air sérieux.
En tout cas, ce ne sont pas TES conneries, déjà on était deux. Et puis ce n’était pas vraiment des conneries… »
Avait-elle ajoutée.

Elle avait ri aux éclats à sa blague aussi, tout en essayant de continuer à avancer. Abi était sure qu’un jour ils n’auraient plus assez d’agents à envoyer sur le terrain et qu’elle s’y retrouverait toutes les deux !

Elle leur proposa ensuite, une fois arrivé dans les quartiers de Saveus, d’aller au sanctuaire. Quand elle en avait entendu parler, Abi y avait été une fois car le système lui avait plu. Assez coloré et clinquant, la dame qui en était la propriétaire aimé ce qui était chic, et sortait tout droit de Saveus. Il était sûr que là-bas, il ne se ferait pas agressé par un corrompu bizarre. Bon, il pouvait toujours en avoir un qui attaque la bâtiment. Mais d’une il y avait une probabilité très faible que cela arrive. Et de deux, si c’était le cas, il serait bien dans la merde !


« Ah oui je n’y ai mis les pieds qu’une fois et c’était sympathique. Même si j’ai l’impression qu’il y avait des gens bizarre là-bas…
Je me dis qu’il faudrait peut-être sortir que dans de tels endroits si on veut vraiment être tranquille. Mais après… J’aurai l’impression de ne plus faire partie de l’espèce humaine « normale »… Mais de toute façon il n’y a pas toujours des cas de corrompus dans Paris hein… ?»


Peut-être que c’était le cas et qu’elle n’était pas au courant…

« Tu es déjà allée au sanctuaire toi ? J’imagine, si tu connais, mais bon… »


[HRP : on change de zone ? Surprised]


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